Le couple, la famille : lieu de délicatesse

La délicatesse

Quel joli mot la délicatesse !  Le fait de le prononcer nous empreint de délicatesse …

Vivre avec quelqu’un de délicat, dans un environnement de délicatesse, n’appellerions-nous pas cela le paradis ?

paradis

En effet la délicatesse regroupe les termes de finesse, grâce, douceur, subtilité, attention, gentillesse, prévenance, etc …

Tout ce qui serait souhaitable de vivre dans une relation, qu’elle soit familiale, amicale ou professionnelle.

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Ados et Porno


Afin d’illustrer mon dernier article, je vous laisse écouter le professeur Israêl Nizand …

 

L’éducation sexuelle et les enfants

“L’éducation à la sexualité en milieu scolaire contribue à l’apprentissage d’un comportement responsable, dans le respect de soi et des autres” : Ministère de l’éducation.

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Beau programme !

           Mais animé par qui ? Animé comment ?

Je ressors encore une fois attristée de cette réunion de CM2, où les parents conviés par la maitresse pour leur présenter notre intervention en éducation affective relationnelle et sexuelle n’étaient que quatre ! L’année dernière dans la même classe on me posait les questions suivantes :

“On est obligée de dire oui ?” : Sophie

 “Je sais qu’on peux mettre sa tête dans le trou de la femme “ : Amaury

” Je déteste qu’on parle des choses du corps” : Paul

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UN BEBE, UN BOULOT : Time’s Up : Etre mère !

UN BEBE, UN BOULOT : Time’s Up : Etre mère !

société    Comment aborder ce sujet avec le plus de délicatesse possible !

Sans blesser, sans culpabiliser, sans avoir l’air de donner de leçons.

Interrogeons nous ensemble : “Dans quelle société incohérente vivons nous ?

Une société qui nous propose de tout donner à nos enfants, qui nous abreuve d’articles, de conseils éducatifs, qui « markete » nos enfants de la conception à leur majorité etc… et en même temps qui nous inflige de répondre à notre « devoir professionnel » niant notre état de mère. Lire la suite

ADOLESCENCE – AUTORITÉ

Mais qu’est ce qui a changé ?
Posons nous la question : Autrefois, l’adolescence se passait-elle différemment ?

Non !… Même questionnements, même mal être, même excitation, même enthousiasme, même envie de franchir les limites …

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D’après François Dubet (professeur de sociologie):

« Ce sont nos institutions  qui ont changé : l’école, l’Eglise, la famille, la vie sociale. »
C’est la façon dont nous nous occupons d’eux, le rapport que nous avons avec l’autorité vis à vis de ces adolescents qui a changé.

Autrefois dans ces institutions telles que l’école, l’Eglise, la société, la famille, l’autorité s’inscrivait au nom d’une valeur sacrée. Le professeur, le prêtre, le policier, le père, incarnait l’autorité.
Celle-ci était fondée sur la valeur de la représentation de la personne, son statut à lui seul faisait office d’autorité. Aujourd’hui, l’autorité est basée sur des valeurs personnelles.

On assiste, par exemple, dans certains lycées, à une perte d’autorité des professeurs sur l’élève.

En analyse de pratique, je constate régulièrement combien le professeur ne se sent plus légitime pour exercer cette autorité !

La fonction n’ayant plus valeur : on trouve tout sur internet !

C’est alors la personne qui est évaluée par l’élève, voir de plus en plus souvent par le parent.

Dans les familles tout est devenu négociable, la norme est devenue négociable, ce qui insécurise énormément nos adolescents.

Le débat d’idée en famille s’est installé, l’écoute, la prise en compte des émotions, l’empathie vis à vis de nos enfants, leur ont donné la place qu’ils méritent amplement !

Cependant, n’a t-on pas oublié que le parent est bien là pour donner le chemin, pour cadrer une vitalité qui manque un peu d’expérience !

N’a t-on pas oublié que faire preuve d’autorité c’est faire grandir !

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Parfois, Il ne serait pas inutile, de rétablir la phrase :« parce que c’est comme ça »,sous entendu : « fais moi confiance : je sais »

Dans les Eglises, on ne peut nier l’attrait des communautés traditionnelles auprès des jeunes. Communautés qui s’organisent autour d’une vie où la règle a toute sa place, où l’obéissance n’est en rien signe de soumission.

Le nombre de jeunes moines ou moniales engagés extrêmement jeunes posent question à une église, qui pendant de longues années, a eu un discours peut être trop flou, pas assez clair, pour ces jeunes en quête de repères, en quête d’une autorité structurante.

(Que dire aussi à cette jeune catholique venue au point écoute, m’annoncer son désir de se convertir à l’islam : « les femmes y sont plus respectées ») ?

Quel discours tenir face aux lycéens dont un des jeux favoris et de dealer au nez et à la barbe de la police … « on s’en fout, on est mineurs ! ».

Que dire à ces jeunes à qui on parle d’engagement civique en allant voter, qui nous répondent « tous pourris ! »

Interrogeons nous :

– Qu’est ce qui fait que, comme le dit Philippe Mérieux : «  Les enfants et les jeunes s’assujettissent volontairement à des formes d’autorité bien plus dures que celles qu’ils récusent par ailleurs. La modernité ne se caractérise pas par une crise de l’autorité mais par une montée extraordinaire des phénomènes d’emprise »

– Comment adapter nos institutions à cette nouvelle donne qui est que ce n’est plus la fonction qui fait autorité ?

– Comment restaurer dans nos institutions une autorité qui soit désireuse de tirer vers le haut, qui fasse confiance au potentiel, au désir de beau, de bon de chacun de ces jeunes.

Une autorité respectueuse de ce en quoi ils croient, ayant le souci d’accompagner leur rêve, de les aider à poser des choix, d’apprendre à renoncer et à la contester 

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Oui le monde change, il « s’uberise » (économie collaborative). Nous prenons conscience que nous avons peut être un rôle plus actif, plus coopératif, à proposer au sein de ces institutions. Une nouvelle forme d’autorité est à mettre en place :” Une autorité dont la conception ne serait plus théocratique ou mimétique, mais démocratique” (P. Mérieux).

ADOLESCENCE : “COURAGE, ÇA VA PASSER !!…”

sans-titre1Quelle est celle d’entre nous, qui n’a pas rêvé d’étrangler son enfant adolescent ??
Bon, “étrangler” cela va peut être un peu loin … Et pourtant !

Vous avez assisté à tous les ateliers d’aide à la parentalité, à toutes les conférences sur les problématiques adolescentes, vous avez lu tous les livres et articles sur l’éducation positive, bienveillante, non violente, effervescente et rafraîchissante …

Et pourtant, vous vivez un véritable sentiment d’ingratitude, vous vous sentez terriblement seule, voir terriblement coupable de ne pas être arrivée à vivre des relations épanouissantes, sereines et empruntes de joie et de bonne humeur avec votre adolescent (quand il n’y en a pas 2 en même temps !!).

Quelle ingratitude ressentons nous, lorsque nous venons déposer un doux baiser sur son front et qu’il nous repousse d’un air dégouté !

Quelle ingratitude ressentons nous lorsque nous décidons de prendre notre petit déjeuner avec lui à 7h et qu’il nous accueille en disant : « j’aime pas parler le matin » !

Quelle ingratitude ressentons nous lorsque nous jurant de ne pas nous énerver sur son regard de totale incompréhension devant son cours de math, nous finissons hystérique, le menaçant de pensionnat et de : « tu ne rentreras même pas les weekends ! » !

Quelle ingratitude ressentons nous lorsque prenant notre voix la plus douce, nous lui demandons de tenir son couteau convenablement et qu’il sort de table en hurlant qu’il est décidément de trop dans cette famille !

Etc,etc…                               Claire Deprey Conseil conjugal et familial Strasbourg parents fatigués parents d'ados

C’est épuisant … et on nous dit de tenir bon ! Mais jusqu’à quand ? Et pourquoi ?

Et bien jusqu’à…. : Un jour ! Tout à coup ! Sa bonne humeur, sa gentillesse, le bon fond qui l’habite (vous l’avez toujours su !) tiennent pendant 2 jours, 8 jours 1 mois etc…

Jusqu’au jour où il accepte les quelques remarques que vous osez lui faire avec le sourire …

Claire Deprey Conseil Conjugal et familial- Strasbourg - Ado heureux -Ados epanouis - famille heureuseJusqu’au jour en fait, où votre enfant a franchi le pont. Le pont entre enfance et adolescence. Ce pont ou plutôt cette passerelle instable.

Il a rompu le lien qui le retenait à vous, parent.

Durant sa période adolescente, sentant cette dépendance à votre égard, cela le remplit de colère.

Ayant du mal à vivre avec ce sentiment de dépendance dont il veut se débarrasser, il vous le fait payer !

Sa façon de se démarquer de votre emprunte, de votre autorité de votre gentillesse se traduit par deux mots qui veulent tout dire et que vous détestez : « c’est bon » !

Au moment ou la tempête se calme, le « c’est bon », se traduit en « tu crois ? » en « ah oui ? » en ouverture …

Alors oui tenons bon, ne lâchons « presque » rien, tenons le cap !

Parce qu’en effet c’est un passage, un passage utile, nécessaire au détachement.

Un détachement qui n’a rien d’un abandon, mais qui est permet au jeune de trouver le juste équilibre entre autonomie et dépendance.Claire Deprey - Conseil Conjugal et Familial - Strasbourg - Mère en colère, maman dépassée, parents debordés, violence en famille

Cependant, n’hésitons pas à dire notre tristesse, notre colère de temps en temps ! Nous sommes des êtres humains, sensibles et touchés lorsque nous sommes blessées par les réactions de ces enfants ! Ne nous retenons pas de le dire, écoutons notre cœur et ne jouons pas les saintes quand parfois cela va trop loin.
Nous n’avons pas tout à accepter sous couvert d’un malaise adolescent !

Et même, si nous nous sommes dit que nous les passerions volontiers par la fenêtre, nous savons que ce sentiment de colère qui nous envahit est bien rapidement éteint, voir transformé, dés que cet enfant vient nous embrasser tout à coup, a une bouffée de tendresse, une parole de reconnaissance mais ….Attention au retour de bâton !sans-titre5

PARENTS, REVEILLEZ-VOUS !

Lundi soir, Thérèse les inrocks 2Hargot était invité à venir faire une conférence sur son dernier livre :                        « Une jeunesse sexuellement libérée, (ou presque) »

Cette jeune femme, sexologue et philosophe d’une trentaine d’année, intervient en milieu scolaire depuis une dizaine d’années.

Depuis quelques semaines, elle est arrivée à passer dans plusieurs émissions ne prônant pas forcément les mêmes idées, ou valeurs : canal + (le grand journal), Salut les terriens (Thierry Ardisson), reconnaissons une belle ouverture d’esprit !

Et pour les plus classiques d’entre nous, elle a été interviewée par plusieurs journaux ou magasines (Le point, la Croix, le figaro, les Inrocks etc…)index

Il est donc difficile de ne pas tomber sur sa jolie frimousse !

Son message, fondée sur de nombreux témoignages, ose affronter les vraies questions exprimées par les adolescents et les jeunes adultes. Questions sur notre vie affective relationnelle et sexuelle, celle que nous voulons transmettre, pour que nous même et nos enfants tendions à nous interroger sur le sens que nous voulons lui donner.

lundi soir donc, une salle d’une cinquantaine de personnes : pas mal de professionnels, des quinquas, voir soixantenaires ! Un chef d’établissement conscient de l’importance du sujet et heureusement quelques étudiants du foyer qui organisait la conférence.

Mais où donc étaient les parents de toute cette génération d’enfants et adolescents, confrontés à ces images, ces films qui bien souvent leur sont imposés ?

 Thérèse Hargot nous parle de : « culture pornographique » qui impacte nos enfants très tôt : clip, émissions de téléréalité, publicité, musique etc..

Comment donc sensibiliser les parents ? Comment les amener à faire face à la réalité de ce que vivent ces enfants, ces adolescents, cette génération « Youporn », comme la nomme Thérèse Hargot.images

Comme elle, je n’interviens pas dans des quartiers dits défavorisés, mais dans des établissements de centre ville, très prisés par des familles soucieuses de donner à leurs enfants un bon niveau scolaire.

Ces familles se rendent elles compte du désarroi de certains de leurs enfants ?

Leurs réflexions, (dés la classe de cm2 « mais Madame, ça fait mal l’amour, elle crie la femme » En 4ème : « Souvent quand la fille elle dit non, en fait elle en a envie, elle pense oui ! ») Nous montrent bien à quel point leur vision de la relation sexuelle est polluée par ce qu’ils voient où entendent.

Encore une fois, ces réflexions viennent d’enfants qui grandissent dans des familles où l’on « éduque à l’amour » !

Même si ces parents sont présents, entourent leurs enfants, ils ne sont pas dans leur téléphone portable, dans leur casque le soir lorsqu’ils écoutent NRJ, sur leur écran d’ordinateurs, ou tout simplement dans la cour de récréation.

La problématique de la pornographie a été prise en compte aux Etats-Unis comme étant un problème de santé publique, à combattre au même titre que le tabagisme ou l’alcool au volant !

Qu’attendons nous ? ….

  • Que tous nos hommes soient atteints d’éjaculation précoce par souci de performance ?
  • Que les femmes refusent de plus en plus de relations sexuelles, blessées par les demandes extravagantes de leur compagnon ?
  • Que certains hommes refusent des relations sexuelles par peur de ne pas être à la hauteur ?(Tout cela constaté de plus en plus souvent en conseil conjugal)

Attention au retour de bâton ! Au point écoute, deux jeunes filles cette semaine, désirent se convertir à l’islam, estimant que la femme y est beaucoup plus respectée sous son voile !

Alors que faire, comment agir ?

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Dans un premier temps, acheter le livre de Thèrese Hargot pour prendre conscience de l’ampleur du problème. Vous y trouverez aussi des réflexions très pertinentes autour des questions du consentement, de la contraception, du plaisir etc…

Il vous aidera aussi à trouver des points d’ancrage pour discuter avec vos enfants.

Puis ne pas hésiter à monter au créneaux : écrire aux différents médias : cinéma, régie publicitaire etc… Trouver des relais de contestations.

Enfin, prendre conscience, que nous sommes TOUS concernés. Qu’il nous faut réagir, qu’on ne peut plus dire qu’on ne savait pas …

Alors si vous n’étiez pas là lundi soir, voici le titre du livre : « Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque). Dans toutes les bonnes librairies !

Thérèse Hargot

LE HARCÈLEMENT

– « Tu l’as dis à tes parents ? »

– « J’ peux pas, ils ont déjà pleins de problèmes et ma mère elle s’énerve dés que je lui parle. »

– « et tes profs, tu leur a dis à tes profs ? »

– « Ouais vaguement, ils disent que ça va s’arranger, qu’il faut que j’apprenne à medéfendre »

C’est la 5ème fois cette année au point écoute que j’ai ce type de confidence.
Aujourd’hui c’est Antoine, élève de 2nde, nouveau dans ce grand lycée, qui subit depuis 2 mois et demi, les moqueries, les brimades, les insultes de certains de ses camarades.

Depuis 2 mois et demi il arrive en classe avec la peur au ventre. Il se sent humilié et faible, en fait il a honte !

Honte de subir, de ne pas arriver à répondre, à répliquer, à se défendre tout simplement.

Il en arrive même à admirer ses « copains » qui ont l’air de se moquer de tout et particulièrement de lui !

Mais aujourd’hui il craque, il a surtout peur, parce que ce matin c’est allé plus loin que d’habitude. Ils ont menacé Antoine de le coincer en dehors du lycée.

Mais qu’est ce qu’il a Antoine qui puisse ainsi énerver les autres ?

Il est cultivé, très bon élève, il sait… il aime travailler et s’intéresse à pleins de choses, mais peut être pas aux mêmes que celles de ses compagnons de classe…

Antoine est habillé très simplement, il s’en « moque de ses fringues » :

Il n’est pas bien costaud et a des boutons qui lui abiment le visage …

Le profil parfait de « l’intello »

Il a donc décidé de ne plus travailler pour avoir des notes moyennes et qu’on arrête de le forcer à faire les exercices des autres. Il a essayé de se lier avec d’autres personnes de sa classe, de se mêler aux autres, mais on le fuit : « j’ traîne pas avec un intello moi ! »

Harceleur – victime – spectateur :

Le spectateur à honte : il n’ose pas intervenir (peur)

Le harceleur à honte : il sent bien qu’il fait mal

La victime à honte : elle n’arrive pas à se défendre

Soyons vigilants, nous parents.
Comment entendons nous nos enfants parler de leur classe : ironie, moquerie …

Ou se situent t-’ils ? Victime, spectateur, harceleur…

N’ayons pas peur d’interroger.

Les trois sont en souffrance…

Ne laissons pas de telles situations s’installer, pour Antoine cela aurait pu très mal finir !

« L’ENFANT DIFFÉRENT »

Dans beaucoup de famille, il existe des enfants « différents ».

Mais qu’est ce qu’un enfant différent ? C’est celui qui nous ressemble le moins, dont les réactions nous sont totalement étrangères, qui nous interpelle, voir nous dérange !

Alors bien sur il y a des différences plus ou moins importantes, plus ou moins graves.

En cette période de l’année où les chrétiens se préparent à accueillir un enfant un peu différent !!

 Voici le témoignage d’une mère de famille qui nous raconte son histoire…

Xavier : une vie pas tout à fait ordinaire

L’histoire de Xavier

Xavier est notre troisième fils. Il vient d’avoir 15 ans. Ses frères ainés Pierre et Augustin sont des faux jumeaux et ont trois ans de plus.

Xavier est diagnostiqué « Dysphasique » c’est-à-dire qu’il n’arrive pas à lire, à compter et à écrire. Sa parole est compréhensible, mais il parle en style télégraphique : « moi pas aimer légumes ». Il est tout à fait intelligent et a une conscience aigüe de son problème.

Avant d’en arriver là, il a été diagnostiqué comme autiste, psychotique, ou troubles dysharmoniques évolutifs.

Pour la petite histoire, nos enfants sont nés par FIV.

Lorsque Xavier est né, tout allait bien, il répondait comme il faut. Il n’a fait ses nuits qu’à partir de 3 mois et demi. J’ai retravaillé lorsqu’il a eu 6 mois, et nous avions une nounou à domicile à plein temps qui était là depuis la naissance des jumeaux.

Plus les mois passaient, plus je me posais des questions en me disant que cet enfant était soit génial, soit qu’il avait un gros problème.

En effet, il pouvait rester dans son coin pendant des heures, et il ne se tournait pas lorsque je rentrais dans la pièce.

Pendant un certain temps, cela m’a bien arrangé, car les jumeaux prenaient beaucoup de place et beaucoup de temps. Avoir un enfant calme, c’était très agréable.

La nuit, lorsqu’il avait 18 mois, il se réveillait souvent. J’allais donc le prendre. Il se calmait en restant allongé sur moi. Mais lorsque je le recouchais, il se remettait à pleurer.

Il ne jouait pas vraiment de manière symbolique. Il restait plutôt statique dans son parc. Il ne pleurait pas après la sieste.

Il ne parlait quasiment pas. Il n’était pas propre.

D’autres signes m’avaient déjà alertée. Par exemple, lorsqu’il avait 8 ou 10 mois, nous l’avions laissé à des amis qui le ramenaient de Paris à Strasbourg, où nous habitions alors. Xavier n’a pas eu de réaction, alors qu’à cet âge les enfants refusent de se séparer de leurs parents.

Je commençais à me poser de sérieuses questions et je me disais que cet enfant était soit génial, soit qu’il avait un gros problème. Je me suis donc décidée à consulter un pédopsychiatre et c’est à partir de là que nous avons commencé un long parcours du combattant !

Xavier et l’intégration sociale.

Nous avons, bien évidemment, inscrit Xavier à l’école en maternelle. Mais très rapidement, l’école nous a signifié qu’il ne leur était pas possible de prendre Xavier plus d’une demi-journée par semaine et encore.

En effet, Xavier ne parlant pas, il avait tendance à prendre les autres enfants pour des quilles et à être violent avec eux. De plus, il requérait toute l’attention de la maîtresse.  Alors qu’à la maison, il était très, trop calme.

Cela fut un choc pour nous. Je commençais à prendre la mesure du problème.

A la fin de la maternelle, à la suite d’une commission, il fut décidé que Xavier ne pouvait pas être scolarisé. Gros choc.

Nous avons, avec l’aide du CMPP, trouvé un hôpital de jour, où il fut pris en charge d’abord une journée par semaine, pour finir à plein temps.

Depuis 6 ans Xavier est scolarisé à temps partiel.

En parallèle de cette intégration scolaire, nous avons entamé, nous ses parents et ses frères, des thérapies au long cours !

Et nous les parents, là-dedans                                              

D’abord, ce fut comme un tsunami. Le ciel nous tombait sur la tête. Nous avions tellement voulu ces enfants et c’était la galère, la vraie galère.

Il est bien évident qu’avoir un enfant différent à des conséquences importantes sur le couple, sur chacun, et sur la famille.

 Au niveau du couple,

Au niveau du couple, cela fut le déclencheur d’une crise profonde. Nous étions mariés depuis 12 ans, nous avions galéré pour avoir des enfants. En effet, nous avons mis plus de 5 ans pour avoir les jumeaux et ils ont été conçus par FIV. On continuait dans la galère. Nous avons donc entamé une thérapie de couple qui a duré 5 ans. Cette thérapie m’a permis (je ne vais pas parler à la place de mon mari) de faire le deuil de l’enfant idéal. Et elle nous a également permis de traverser l’épreuve et de rester ensemble.

 Ce que je pense de ces douze années

Ce qui me vient à l’esprit, c’est qu’il faut avoir un sacré capital énergie pour tenir le cap dans ce chemin au long cours. J’ai la chance d’être une personne très optimiste, et de voir les améliorations plutôt que de regarder ce qui ne va pas.

Il faut absolument garder son libre arbitre, tout en sachant tenir compte du point de vue des professionnels.

Il faut surtout et c’est très important lâcher la culpabilité. Nous, les mères, ne sommes pas responsables de ces troubles majeurs : autisme, dys…, ou autres.

Les « psys » ont tendance à regarder les choses à travers leur prisme, ce qui est bien normal. Nous faisons tous la même chose.

Par contre, suivre une thérapie est une excellente chose car cela m’a permis :

De sortir de la culpabilité et de la colère. C’est de la faute à pas de chance : Tout n’est pas d’origine psychologique

–          De faire mon deuil de l’enfant idéal

–          De faire le tri par rapport à mon histoire personnelle

–          De prendre ce que j’avais à prendre des points de vue des professionnels

–          De finir par me faire entendre sur ma perception

–          De trouver des solutions, pas forcément évidentes, mais payantes pour Xavier.

En conclusion, je dirais qu’il faut accueillir les parents avec bienveillance et en les écoutant réellement. Nous avons tous des bagages à porter et la psychothérapie peut nous aider à lâcher prise.

Difficile à faire mais quel gain pour tout le monde. Pour soi et pour la famille.

C’est grâce à cette thérapie qu’aujourd’hui j’ai remis Xavier à la bonne place. Il n’est plus le centre de la famille. Il est un de nos trois enfants, chacun ayant ses problèmes et sa personnalité.

Je ne connais que mon histoire et n’ai jamais poussé pour, vers le comportementalisme à tout prix. Par contre, je suis sûre que l’alliance des deux ne peut être que bénéfique pour l’enfant. Le tout l’un ou le tout l’autre n’est qu’une petite partie d’un tout.

Aujourd’hui, où Xavier bénéficie de soins dans le cadre de l’hôpital de jour : il peut relâcher la pression, parler avec les éducateurs, il peut augmenter le côté éducatif sans que cela le mette en danger. Il a arrêté la bagarre et la provocation (enfin presque). Il est autonome dans la vie de tous les jours : il rentre à pied de l’hôpital de jour, va à l’école tout seul. Il a enfin accepté de garder et d’utiliser un téléphone portable.

Cependant, le chemin qui lui reste à parcourir est encore long. Ne serait-ce que pour se changer et se laver. Vous me direz que c’est un ado !

Concernant les apprentissages, je commence à percevoir une lueur au bout du tunnel.

Enfin, si Xavier en est là, c’est surtout grâce à sa ténacité et à son courage. Nos enfants, pas tout à fait comme les autres, nous font grandir et  c’est en lâchant la colère et en les accompagnant que nous grandissons avec eux.

BM.

BELLES FAMILLES : « VALEURS AJOUTÉES ET VALEURS IMPLANTÉES ! »

« Deux hommes discutent …
– Regarde, c’est superbe, tout sort de terre, tout revit. C’est le printemps !
– Ne parle pas de malheur, j’ai enterré ma belle-mère cette semaine… »

Il en existe des centaines des blagues de ce style !…

Pourquoi ce « mitraillage » sur les pauvres belles-mères ?

Parce que souvent, la belle-mère oublie que ce n’est plus elle qui règne dans le cœur de son enfant, mais l’Autre, le (la) Choisi(e) ! Elle y règne toujours en bonne place, mais ce n’est plus le même royaume, il a élargi ses frontières.

« La liberté est le plus beau cadeau que des parents puissent donner à leurs enfants mariés » Gary Chapman.

Fuyez, fuyez jeunes (ou vieux) couples si vous avez des beaux-parents trop envahissants !

Fuyez, fuyez beaux-parents si vous avez des enfants trop collants !

Mais qu’est ce qu’être envahissants, qu’est ce qu’être trop collants ?

Où est la juste place ? Comment la définir ? Sur quels critères ? : Sur ceux des beaux parents, sur ceux des enfants ? Essayons de les définir ensemble en écoutant les besoins et désirs de chacun.

Au début, on va les uns vers les autres, à petits pas, on s’observe, on se renifle…

Très vite les jugements sont posés, trop vite,  d’un côté comme de l’autre ! En positif ou en négatif !

Il se peut que nous révisions notre jugement. N’essayons pas alors de changer nos beaux-parents, n’essayons pas de changer ce(cette) beau(belle) fils(fille). Nos cultures familiales sont parfois si éloignées ! Tâchons de nous accepter, conscients du pourquoi de nos différences.

Oui les beaux-parents ont davantage l’expérience de la vie, mais s’il ne leur ai pas demandé leur avis, ils ne sont pas obligés de la partager !

Oui les couples vivent des expériences de vie différentes que leurs parents, avec toujours plus de nouveauté, ils n’ont pas à en tirer d’orgueil, ils ne savent pas plus, mais différemment.

Apprenons chacun à connaître l’histoire de l’autre, d’où il vient, ce qu’il aime et écoutons avec bienveillance les ressentis de l’un ou de l’autre qui seront sûrement différents des nôtres.

Enfin, apprenons à nous parler, à nous écouter, à nous respecter, à nous accueillir et découvrons avec curiosité les merveilles de nos « valeurs ajoutées » ou de nos « valeurs implantées ! »