DU TOI AU MOI, POUR PASSER AU NOUS

DU TOI AU MOI :

 

 

Les gilets jaunes : A priori, pas vraiment mon sujet !

Et pourtant ces rassemblements qui s’installent dans la durée m’interrogent ?

J’entends bien sûr les revendications économiques, justifiées pour beaucoup, mais j’y vois aussi de toutes autres motivations qui amènent toutes ces personnes à se retrouver : celle du plaisir de la rencontre, celle du partage de l’amitié, celle de la découverte d’une relation, celle de la manifestation de l‘affection !

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PETITS EXERCICES POUR PRATIQUER UNE COMMUNICATION NON VIOLENTE

1er exercice :           Observer cette photo  => Décrivez là et notez ce que vous voyez :

 

Avez-vous juste décris ce que vous voyez ou avez vous évalué ou interprété cette photo ?

Cocher la « bonne » réponse !*

 

  •             « Homme paraissant en colère, avec une chemise bleue »
  •             « Homme dégouté en chemise bleue »
  •             « Homme brun en chemise bleue très énervé »
  •             «  Homme cheveux brun portant une chemise bleue »

Attention ! Certains mots entrainent l’évaluation dans une observation :

– Emploi de verbes à connotation évaluative : semble, paraît…

– Emploi d’adverbes : souvent, sans raison, très…

– Emploi de mots exprimant l’aptitude ou l’inaptitude à agir : bon, mauvais..

 

Ce premier exercice vous permet de réaliser combien il est difficile d’observer sans évaluer la situation, sans interpréter !

* «  Homme cheveux brun portant une chemise bleue

 

2ème exercice :      Essayer maintenant d’analyser le sentiment qui vous habite juste à l’instant !

Écrivez le :

(Amusé, abattu, apeuré, agacé, abandonné, enjoué, cafardeux, déconcerté, ouvert, rejeté, reconnaissant…)

« Nos sentiments proviennent de la façon dont nous choisissons de recevoir les actes et les paroles des autres » (M. Rosenberg)

3ème exercice :      Exprimer votre besoin une fois que vous avez pu identifier votre sentiment.

 

Si vous êtes arrivés à trouver le sentiment qui vous habite essayer alors d’exprimer le besoin qui en découle :

Je me sens………………………….parce que j’ai besoin…………………..

Je me sens…………………………parce que j’aimerais……………………

4ème exercice :      Faire ensuite votre demande :

Formuler alors une demande concrète, qui permettra à l’autre d’entendre, de

comprendre et peut être de répondre à votre besoin !

La communication non violente est un outil qui nous aide à nous relier à ce qu’il y a

de vivant en nous, à travers les sentiments et les besoins, entrainant alors un regard

et une attitude bienveillante envers nous même et envers les autres.

Cette méthode de communication me permet à partir d’une situation observée,

d’éprouver un sentiment, qui entraine un besoin et me fais formuler une demande :

« Dire ce que j’observe, ressens et désire et ce que je demande pour mon mieux être. Entendre ce que tu observes, ressens et désires et ce que tu demandes pour ton mieux être » M. Rosenberg

« OHÉ Y A QUELQU’UN …? »

C’est le cri désespéré et désespérant que viennent crier beaucoup d’élèves au point écoute que j’anime dans un lycée Strasbourgeois.

C’est l’appel déguisé ou avoué que viennent crier les couples que je reçois.

C’est  la question posée anonymement ou pas, lors de mes interventions dans les lycées, en éducation affective relationnelle et sexuelle.

Ce cri, est poussé dés la naissance. Le tout petit crie, pleure pour qu’on l’entende, que l’on s’occupe ainsi de lui.

L’enfant qui s’agite, crie son besoin d’être aimé d’être écouté …

L’adolescent qui fume, qui boit appelle à l’aide…

La femme, l’homme qui trompe parle de son besoin d’être entendu …

Cet appel  est lancé tout au long de notre vie ! Que veut-il dire :

« Regarde moi, »
« Si tu me regardes, j’existe » 
« Je suis aimable »

On lit dans tous les journaux que nous vivons dans l’ère de la communication.

Tout le monde communique ! Le portable avec ses textos, ses tweets, les ordinateurs avec les mails, skype, facebook etc.…

A tel point que lorsqu’un jeune part à l’étranger, c’est comme s’il dormait dans la pièce à côté. Finalement on ne se sépare jamais, on peut toujours se parler …

Quel paradoxe !

L’ère de la communication ? Permettez moi d’en douter !

L’incapacité de nos jeunes à mettre des mots sur leurs sentiments, sur leurs émotions est préoccupante !

Comment exprimer à l’autre ce que je suis, ce que je pense, si je ne connais pas les mots ?

La « glaciation » des sentiments, des émotions chez certains ou alors le trop plein d’expression chez d’autres, ne permet pas d’établir une bonne communication : mesurée, sereine.

Et cependant comme nous le dit si bien Jacques Salomé : « t’es toi quand tu parles ».

Que se passe t-il donc ? Pourquoi un tel paradoxe ? Est-ce que trop de communication tuerait la communication ?

Communiquer, étymologiquement c’est « être en relation avec », ce qui induit que dans une communication on est au moins deux.

Il faut donc, pour qu’il y ait communication, un émetteur et un récepteur.

Or parfois, voir souvent, le récepteur est présent, il entend, mais écoute t-il ?

Entendre, écouter ce que dit l’autre, lui laisser la liberté d’exprimer son désir, ce qu’il perçoit, ce qu’il juge bon ou pas, n’est possible que si, soi-même nous nous sentons libre, autorisé à exprimer ce que nous désirons, ce que nous percevons, ce que nous jugeons bon ou pas.

Cette attitude favorise, l’écoute, l’échange, la communication.

L’accusation, la menace, le jugement nous éloigne les uns des autres, impossible alors d’écouter, d’entendre, de communiquer.

Communiquer demande de prendre du temps, de poser un cadre, de créer une ambiance ou chacun peut se sentir en confiance, respecté dans ce qu’il est.

L’accueil de l’autre se parle en mot, en geste, en regard.

Posons nous et réfléchissons à nos moyens de communiquer avec nos enfants, nos conjoints, nos amis : textos, mails … ?

Ecoutons ces cris qui nous demandent de prendre le temps : non pas de répondre, mais juste d’écouter.