COUPLE ET HOMOSEXUALITE : Quand l’un ou l’autre est attiré par une personne de même sexe …

« Homosexualité » Ce mot est questionné à chacune de nos interventions scolaires en collèges lycées et parfois primaire.

Les 5èmes que je rencontre cette semaine, ne me parlent que de bi-sexualité : « Moi je suis bi » affirment plusieurs à toute la classe. Comme si c’était une victoire …

Oui c’est une victoire, car cette affirmation leur permet de se sentir exister, il faut bien pouvoir imposer ce que l’on est, ou ce que l’on croit être (!), dans un groupe classe où il faut être populaire pour exister !

homosexualités

 

Nous réfléchissons ensemble : “Est-ce par notre sexualité que nous existons ? Cette sexualité définie-t-elle la personne que nous sommes ? N’y a-t-il pas d’autres éléments dans notre personnalité qui font ce que nous sommes ?”

Ne sont-ils pas en train tout simplement de se chercher et de construire cette sexualité ? comment la construire sans être influencé par notre société si sexualisée ?

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“AVANT LE DIVORCE N’OUBLIONS PAS LE CONSEIL CONJUGAL ET FAMILIAL”

Un très bon article qui démontre que ce serait dommage de passer à côté d’un tel espace de parole …

 

DIVORCE

https://www.huffingtonpost.fr/caroline-kruse/conseil-conjugal-questions_b_5363946.html

 

 

Chronique d’une infidélité annoncée …

Chronique d’une infidélité annoncée …

rupture

« Je ne pensais vraiment pas en arriver là ! … »

Comment l’infidélité s’est elle invitée dans ce couple ?

Les entretiens avec Marc et Sophie finissent par faire émerger que ce sont plusieurs petites infidélités qui ont amené Marc à avoir une liaison.

C’est en pensant à nos entretiens, que je réponds aux questions d’un groupe de jeunes fiancés qui veulent réfléchir sur ce thème de l’infidélité.

« L’infidélité est-elle toujours à mettre en lien avec une problématique sexuelle ? »
« Que va t’on réellement chercher dans cette infidélité ? »
« Qu’est ce qui est détruit dans un couple lorsqu’il y a infidélité ? »
« Et lorsque nous sommes trompés par avec quelqu’un de sexe diffèrent ? »*

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SEXUALITE : L’explorer ET lui donner du sens

« Explorez votre sexualité » est Le dernier numéro du mois de Juillet et Aout, du très bon magazine Sens & Santé.

C’est un numéro très bien fait, complet, bien documenté.

On y trouve des extraits du livre de Nina Brochmann et Ellen Stokken Dahl : « Les joies d’en bas », on insiste sur la nécessité pour les femmes de  mieux connaître leur corps, d’apprendre à l’aimer, on interpelle sur la méconnaissance du plaisir féminin de la part des hommes mais aussi des femmes, on parle de désir etc…

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Le couple en été : en prendre soin !

C’est l’été, un couple amoureux (il a pris soin de lui tout au long de l’année !) reçoit sa famille dans une maison de rêve, «grands-petits » déjeuners ou les conversations s’éternisent,  enfants barbotants joyeux, paniers de courses remplis de fruits et légumes frais, grande tablée à midi et le soir, visages bronzés, beaux, heureux … Voici les vacances que nous vendent les magasines trouvés ça et là chez le buraliste …

Or … dans la vraie vie :
Pour les couples,  pas vraiment le temps de tête à tête en amoureux !
La maison de location (ou pas) avec la fosse sceptique à côté du hamac !
Les grands-petits déjeuners  s’éternisent dans les odeurs de ratatouille !
Les enfants ne savent pas se baigner  en silence mais en nous donnant l’impression qu’à chaque plongeon on a un noyé !
Les courses au supermarché avec des packs de 18 , parce que le bio c’est possible quand on est 3 !
Les grandes tablées où les plus réservés n’ouvriront le bec que pour demander le sel !
Le visage certes plus coloré qu’à Noël, mais redevenu adolescent « grâce »la crème solaire …
Soyons honnête ! notre schéma à nous c’est  plutôt ça …
                                                                                    
Déçus ? Surement pas ! On les adore ces vacances !
Si nous sommes ce couple amoureux qui accueillons, sachons juste trouver nos moments à nous au milieu du tourbillon : Le supermarché c’est nous deux ! Aller chercher un enfant à la gare, encore nous deux, le petit dej à 8h avec un petit enfant tout chaud de sommeil dans les bras, : nous deux.              amoureux : petit dej
Ainsi comme tout au long de l’année, nous continuerons à prendre soin de nous, heureux, peut être un peu fatigués  … nous contemplerons ces instants de vie qui font la VRAIE vie !
Bel été !

Sexualité et séries : à méditer …

Sexualité et Séries : à méditer …

D’après TTSO (TimeTo Sign Off)
” On entend que ça sur la Croisette : Netflix (125M d’abonnés dans le monde) va tuer le cinéma ! Ça reste à voir, mais ce qui est sûr c’est que la plateforme de streaming flingue la sexualité de nos couples. Selon une étude anglaise le nouveau pic de consommation d’internet est à présent 10 à 11 du soir, la raison : Netflix ! Au moment même où, les enfants couchés, on pouvait enfin se dire et se faire de trucs d’adultes, on se précipite sur Casa de Papel ! Virez l’iPad du lit.
Fréquence des rapports sexuels au sein du couple sur 4 semaines (chiffres UK / National Survey of Sexual Attitude) : 1990 : 5, 2000 : 4, 2016 : 3.

« JE M’ENNUIE AVEC MA FEMME »

Elle est pourtant jolie, gentille …, mais, et j’ai honte de le dire, sa discussion m’ennuie, sa présence même m’ennuie.

Ces histoires de travail, amicales… même ce qu’elle me raconte au sujet de nos enfants m’ennuie …

Je la regarde et suis remplis de culpabilité. Si elle savait tout ce qui me traverse l’esprit lorsqu’elle me parle ! …

 

Que partageons nous ?

La maison, nos enfants.

Oui mais nous ? Tous les deux ?

Lorsque, très rarement (nous nous noyons dans un flot de sorties !), nous nous retrouvons seuls, jamais il n’est question de nous, d’elle,de moi.

Il est toujours question des autres.

 

Et pourtant elle est attentionnée, c’est une bonne mère, la maison est impeccable, son organisation ne laisse place à aucune faute…

 

Mais elle étouffe immédiatement mes soupirs,  mes exaspérations, mes questionnements, qu’elle recouvre par d’autres sujets lisses, sans odeurs, ni saveurs.

Jamais elle ne se laisse déborder par quoique ce soit !

Pas de cris, pas de crise.

 

J’aimerais qu’on rate, que l’on se trompe, que l’on cherche, j’en suis presque à nous souhaiter du malheur !

 

J’aimerais tant lui partager mes doutes, mes questionnements, mes peurs, mes aspirations, lui parler de moi sans être tout de suite comparé à un tel qui vit ça, un tel qui fait ça … ce n’est alors plus de moi qu’elle parle !

 

J’aimerais nous voir faible, l’un en face de l’autre.
Que nous partagions enfin tous les 2 sur nos faiblesses, nos besoins, que je sente qu’elle a besoin de moi, qu’elle peut compter sur moi.


Où est elle celle que j’ai choisie ? D’ailleurs pourquoi elle ? Ne m’ennuyait elle pas déjà ?

Que partagions nous ? Elle était jolie et gentille…

 

Je la regarde, je l’entends… Après tout, ne s’ennuie t-elle pas, elle aussi avec moi ?

Combien de couples meurent ainsi à petit feu ?

Que cherche à cacher cette épouse derrière ce flot de paroles insipides, derrière cette perfection, cette fuite devant le conflit ? Qu’elle place lui laisse cet époux qui se plaint, qui s’ennuie ? Comment la prend il, lui, cette place ?

Prendre conscience du malaise c’est déjà un premier pas, il faut ensuite avoir le désir de construire à deux un véritable projet de vie commun.

Se retrouver, Se trouver, se rejoindre, « ressusciter » le sentiment amoureux, chercher comment l’un et l’autre  peuvent avancer, grandir ensemble.

Tout d’abord : vouloir aimer l’autre.

Expliquer à l’autre son désarroi, son problème, son souhait, son espoir.

Se rassurer mutuellement : je peux entendre ta souffrance, ce qui te blesse.

Prendre du temps à deux. Commencer par des petites choses : un après – midi de courses, une soirée, un weekend etc.…

La vie de couple, les habitudes, doivent prendre du sens, les discussions plus centrées sur les envies, les désirs et pensées, les « rites conjugaux » peut être moins fréquents et plus vivants !! …

L’ennui sera alors rempli de tendresse,  la bienveillance fera place à l’exaspération, l’amour des premiers jours reprendra son droit,  car « cette femme, jolie, gentille » est ma compagne, celle qui partage ma vie, qui n’a plus peur d’être ce qu’elle est et moi ce que je suis !

« MON MARI ME FRAPPE ! » OSEZ EN PARLER !

Marianne* est médecin généraliste, elle est mariée depuis 14 ans avec Pierre*, dermatologue.

Ils ont 3 enfants âgés de 12 ans, 8 ans et 5 ans

Ils  ont une belle maison, un appartement à la montagne, de nombreux amis avec qui ils sortent au théâtre à l’opéra et une famille à quelques centaines de kilomètres.

Leur vie semble aisée et heureuse.

Mais aujourd’hui, Marianne a décidé de briser le silence. Malgré la honte qui l’habite, elle est à bout.

Ce qui la pousse aujourd’hui à agir, c’est la violence qu’elle a vue chez son fils Max, tapant sur sa petite sœur.

Il y a alors eu un déclic : « oh non !  Il fait comme son père avec moi ! »

Osez crier sa souffrance, voilà ce que Marianne se décide enfin à faire après 10 ans de violences subies.

Cela a commencé par une violence plus psychologique : moqueries, humiliations, insultes, propos méprisants. Marianne se sentait si incapable…

Puis vinrent les coups : gifles, bousculades violentes, brutalité en tout genre…

C’est vrai ! Marianne était si nulle, elle ne pouvait qu’énerver son mari, c’était de sa faute si elle le poussait ainsi à bout…
Et puis Pierre savait être si gentil, il regrettait tellement après, il était si malheureux. Il s’excusait si gentiment que Marianne était persuadée que cela ne recommencerait plus                                                       .

Mais voilà, aujourd’hui ce n’est plus possible. Marianne sait qu’elle s’est leurrée pendant toutes ces années, que l’homme qu’elle a aimé est malade, qu’elle doit se protéger et protéger ses enfants.

Elle n’en peux plus de faire semblant, de cacher ses bleus, de trembler dés quelle entend la clé tourner dans la porte : comment sera t-il ce soir ?

Elle pousse alors la porte de l’association  SOS FEMMES SOLIDARITÉ : elle est alors accueillie par une conseillère conjugale, qui a monté l’antenne régionale de l’association.

Le local est lumineux, l’accueil chaleureux.
Marianne va enfin pouvoir pleurer tout ce qu’elle peut, va enfin pouvoir dire, tout dire…

Elle sera alors aidé, à son rythme, avec beaucoup de respect pour son histoire, ses sentiments, la conseillère conjugale et son équipe vont l’accompagner dans sa décision de sortir de cet enfer : une aide morale, juridique et matérielle pour elle et ses enfants.

Une aide qui va permettre à Marianne de se regarder, de comprendre, de sortir de cette honte qui l’habite. Honte que ce genre de choses lui arrive à elle, honte de provoquer une telle violence chez son mari, honte d’avoir infligée cette vie à ces enfants pendant si longtemps.

C’est là, entourée, que Marianne va commencer à se reconstruire.

Claire Deprey, conseil conjugal  à Strasbourg

*Par souci de confidentialité, les prénoms ont été modifiés

POUR VOUS AIDER:

Les Conseillers Conjugaux et familiaux de votre ville

SOS FEMMES SOLIDARITÉS : Association Nationale, reconnue d’utilité publique.

75, bd Macdonald 75019 Paris – 01 40 33 80 90

Il existe plusieurs antennes en province à  STRASBOURG : 2, rue Sellénick 67000 Strasbourg – 03 88 24 06 06 – 06 86 22 24 56

Violence conjugales info : 3919

Les Bureaux de Police, en cas d’urgence composer le 17

Médecins, professionnels de santé, services d’urgence des hôpitaux, en cas d’urgence composer le 15

CES PETITES « AGACERIES » QUI FONT MAL !!

Qui de nous n’a jamais assisté lors d’un repas entre amis, ou lors d’une réunion de famille, à des petites scénettes entre couples du style : « en 2002….. » « Ah non c’était en 2003 ! » « Mais non je m’en souviens très bien c’était en 2002… »  « Je suis désolée je suis sure que tu te trompes c’était en 2003… » Et ça dure… en face on compte les points jusqu’à ce que l’un des deux cède !!…

Ou alors : « ah mais jean est in- ca- pa-ble de faire cuire le moindre plat ! »

Goût prononcé pour l’exactitude dans la narration de fait, trait d’humour légèrement  caricatural, pourquoi pas ?

A priori, ces petites remarques sont  sans importance, elles mettent juste les autres personnes mal à l’aise !

Cependant…que traduisent elles ? :

Dans le premier exemple,  la personne interrompue est tout d’abord gênée d’être coupée dans l’histoire qu’elle expose, elle prend la parole et exprime SA réalité des faits.
Elle est coupée dans son élan : 1ère vexation,  petite il est vrai, mais vexation tout de même.

Vexation aussi car on lui signifie qu’elle se trompe, vexation encore car, c’est devant un « public » qu’on lui montre qu’elle se trompe !…

L’histoire, sera en fin de compte, classée, oubliée… Oubliée ? Pas sur !

Ces minis vexations laissent dans le cœur des petites sensations au goût amer, des petites tristesses…

Que me dit l’autre en me coupant, me reprenant ? : J’AI raison, JE sais ?

A quel besoin répond-il ?  Que lui apporte d’avoir raison, pourquoi est-ce si important pour lui de contredire son époux/épouse pour une chose aussi insignifiante et en plus devant du monde ?

Dans le deuxième exemple, une fois passé un sourire contrit,  que peux ressentir Jean ? Agacement, vexation, dévalorisation ? Ou alors indifférence ? Ni l’un ni l’autre de ces sentiments ne sont souhaitables, car ici aussi le cœur est touché.

Ne laissons pas ces petites agaceries empoisonner nos relations, n’ayons pas peur d’en parler, même si elles semblent dérisoires, elles touchent notre cœur et augmentent notre susceptibilité.

Ayons conscience nous qui dévalorisons, qui moquons ou qui voulons toujours avoir raison, que nos interventions ne sont pas innocentes, elles traduisent un besoin.

N’ayons pas peur de nous questionner: qu’est ce qui se joue ou se rejoue dans ces moments ?

Quelle part de nous «enfant » surgit dans ces instants ?

Parlons de tout cela en couple et apprenons comment nous aider mutuellement.

JE N’ÉPROUVE PLUS DE DÉSIR POUR MON MARI ET POURTANT JE L’AIME !

Cette question de l’absence du désir féminin, est rarement discutée. Cela touche notre intimité de couple et il est délicat d’aller exposer ce genre de remarque !

Cependant, c’est une difficulté de vie qui peut entamer sérieusement une vie de couple.

Difficulté qui touche beaucoup de femme, puisque 97% d’entre elles  disent que dans leur vie il peut y avoir des moments plus ou moins longs de baisse du désir. (Sylvain Mimoun : gynécologue, andrologue spécialisé dans les troubles de la sexualité).

En fonction de ce que nous vivons, de ce qui fait notre quotidien, le désir sera plus ou moins présent. Chez les femmes, il est très lié à notre état d’esprit.

Il faut pouvoir accepter qu’au bout de quelques années de vie commune il ne soit plus aussi spontané !

Si ce désir s’absente trop longtemps dans notre vie de couple, il peut être la sonnette d’alarme d’une relation qui se détériore, le symptôme d’une difficulté relationnelle.

Quelles sont les différentes causes de ces absences de désirs ?

Bien sur la routine du quotidien avec son lot de fatigue, de stress, la familiarité de l’autre qui devient presque dé-sexué.

La pression que nous impose les médias, nous inondant d’images érotiques dont le message de performance, de normalité dans les rapports quasi quotidien, peut paralyser.

L’absence de plaisir partagé avec son conjoint : loisirs, projets commun, discussion.

La femme a besoin de donner du sens au désir qui l’habite.

La nécessité pour une femme de rentrer dans une relation intime en prenant letemps : l’écoute, la séduction, la sensualité, la sécurité sont des émotions, des ressentis important pour le désir féminin.

Les hommes et les femmes ne désirent pas de la même façon. D’où une incompréhension parfois chez la femme qui n’entend que le besoin de l’homme et non son désir d’elle.

Le sentiment de ne pas se sentir respectée, car la demande de l’homme peut être excessive avec des exigences qui ne lui correspondent pas.

L’absence de plaisir qu’une femme peut éprouver lors d’une relation, la frustrationque cela peut entrainer. La relation intime devient alors « corvée ».

Et enfin le manque de communication dans le couple, soit par pudeur, par peur d’aborder un tel sujet : poids de l’éducation.

Comment retrouver le désir ?

Tout d’abord vouloir désirer ! Se mettre dans un état d’esprit de désir. Une femme se prépare au désir. La soirée avant la relation intime alimente le désir ; même sa façon de s’habiller le matin la met dans une disposition au désir.

Osez la fantaisie dans la vie quotidienne, surprendre et se laisser surprendre : c’est souvent un acte d’effort mais il est toujours récompensé !

Osez parler avec son conjoint de nos besoins, de nos manques, de nos insatisfactions, de nos désirs. S’autoriser à parler de cette relation, à parler du plaisir.

Accepter que tout ne soit pas parfait et que même s’il n’y a pas égalité dans le plaisir, il y a réciprocité de deux êtres qui s’aiment.

Ne pas hésiter à aller consulter car bien souvent il s’agit de faire des petits réajustements qui permettent au couple d’entendre que l’absence de désir ne signifie pas la fin de l’amour !