« L’ENFANT DIFFÉRENT »

Dans beaucoup de famille, il existe des enfants « différents ».

Mais qu’est ce qu’un enfant différent ? C’est celui qui nous ressemble le moins, dont les réactions nous sont totalement étrangères, qui nous interpelle, voir nous dérange !

Alors bien sur il y a des différences plus ou moins importantes, plus ou moins graves.

En cette période de l’année où les chrétiens se préparent à accueillir un enfant un peu différent !!

 Voici le témoignage d’une mère de famille qui nous raconte son histoire…

Xavier : une vie pas tout à fait ordinaire

L’histoire de Xavier

Xavier est notre troisième fils. Il vient d’avoir 15 ans. Ses frères ainés Pierre et Augustin sont des faux jumeaux et ont trois ans de plus.

Xavier est diagnostiqué « Dysphasique » c’est-à-dire qu’il n’arrive pas à lire, à compter et à écrire. Sa parole est compréhensible, mais il parle en style télégraphique : « moi pas aimer légumes ». Il est tout à fait intelligent et a une conscience aigüe de son problème.

Avant d’en arriver là, il a été diagnostiqué comme autiste, psychotique, ou troubles dysharmoniques évolutifs.

Pour la petite histoire, nos enfants sont nés par FIV.

Lorsque Xavier est né, tout allait bien, il répondait comme il faut. Il n’a fait ses nuits qu’à partir de 3 mois et demi. J’ai retravaillé lorsqu’il a eu 6 mois, et nous avions une nounou à domicile à plein temps qui était là depuis la naissance des jumeaux.

Plus les mois passaient, plus je me posais des questions en me disant que cet enfant était soit génial, soit qu’il avait un gros problème.

En effet, il pouvait rester dans son coin pendant des heures, et il ne se tournait pas lorsque je rentrais dans la pièce.

Pendant un certain temps, cela m’a bien arrangé, car les jumeaux prenaient beaucoup de place et beaucoup de temps. Avoir un enfant calme, c’était très agréable.

La nuit, lorsqu’il avait 18 mois, il se réveillait souvent. J’allais donc le prendre. Il se calmait en restant allongé sur moi. Mais lorsque je le recouchais, il se remettait à pleurer.

Il ne jouait pas vraiment de manière symbolique. Il restait plutôt statique dans son parc. Il ne pleurait pas après la sieste.

Il ne parlait quasiment pas. Il n’était pas propre.

D’autres signes m’avaient déjà alertée. Par exemple, lorsqu’il avait 8 ou 10 mois, nous l’avions laissé à des amis qui le ramenaient de Paris à Strasbourg, où nous habitions alors. Xavier n’a pas eu de réaction, alors qu’à cet âge les enfants refusent de se séparer de leurs parents.

Je commençais à me poser de sérieuses questions et je me disais que cet enfant était soit génial, soit qu’il avait un gros problème. Je me suis donc décidée à consulter un pédopsychiatre et c’est à partir de là que nous avons commencé un long parcours du combattant !

Xavier et l’intégration sociale.

Nous avons, bien évidemment, inscrit Xavier à l’école en maternelle. Mais très rapidement, l’école nous a signifié qu’il ne leur était pas possible de prendre Xavier plus d’une demi-journée par semaine et encore.

En effet, Xavier ne parlant pas, il avait tendance à prendre les autres enfants pour des quilles et à être violent avec eux. De plus, il requérait toute l’attention de la maîtresse.  Alors qu’à la maison, il était très, trop calme.

Cela fut un choc pour nous. Je commençais à prendre la mesure du problème.

A la fin de la maternelle, à la suite d’une commission, il fut décidé que Xavier ne pouvait pas être scolarisé. Gros choc.

Nous avons, avec l’aide du CMPP, trouvé un hôpital de jour, où il fut pris en charge d’abord une journée par semaine, pour finir à plein temps.

Depuis 6 ans Xavier est scolarisé à temps partiel.

En parallèle de cette intégration scolaire, nous avons entamé, nous ses parents et ses frères, des thérapies au long cours !

Et nous les parents, là-dedans                                              

D’abord, ce fut comme un tsunami. Le ciel nous tombait sur la tête. Nous avions tellement voulu ces enfants et c’était la galère, la vraie galère.

Il est bien évident qu’avoir un enfant différent à des conséquences importantes sur le couple, sur chacun, et sur la famille.

 Au niveau du couple,

Au niveau du couple, cela fut le déclencheur d’une crise profonde. Nous étions mariés depuis 12 ans, nous avions galéré pour avoir des enfants. En effet, nous avons mis plus de 5 ans pour avoir les jumeaux et ils ont été conçus par FIV. On continuait dans la galère. Nous avons donc entamé une thérapie de couple qui a duré 5 ans. Cette thérapie m’a permis (je ne vais pas parler à la place de mon mari) de faire le deuil de l’enfant idéal. Et elle nous a également permis de traverser l’épreuve et de rester ensemble.

 Ce que je pense de ces douze années

Ce qui me vient à l’esprit, c’est qu’il faut avoir un sacré capital énergie pour tenir le cap dans ce chemin au long cours. J’ai la chance d’être une personne très optimiste, et de voir les améliorations plutôt que de regarder ce qui ne va pas.

Il faut absolument garder son libre arbitre, tout en sachant tenir compte du point de vue des professionnels.

Il faut surtout et c’est très important lâcher la culpabilité. Nous, les mères, ne sommes pas responsables de ces troubles majeurs : autisme, dys…, ou autres.

Les « psys » ont tendance à regarder les choses à travers leur prisme, ce qui est bien normal. Nous faisons tous la même chose.

Par contre, suivre une thérapie est une excellente chose car cela m’a permis :

De sortir de la culpabilité et de la colère. C’est de la faute à pas de chance : Tout n’est pas d’origine psychologique

–          De faire mon deuil de l’enfant idéal

–          De faire le tri par rapport à mon histoire personnelle

–          De prendre ce que j’avais à prendre des points de vue des professionnels

–          De finir par me faire entendre sur ma perception

–          De trouver des solutions, pas forcément évidentes, mais payantes pour Xavier.

En conclusion, je dirais qu’il faut accueillir les parents avec bienveillance et en les écoutant réellement. Nous avons tous des bagages à porter et la psychothérapie peut nous aider à lâcher prise.

Difficile à faire mais quel gain pour tout le monde. Pour soi et pour la famille.

C’est grâce à cette thérapie qu’aujourd’hui j’ai remis Xavier à la bonne place. Il n’est plus le centre de la famille. Il est un de nos trois enfants, chacun ayant ses problèmes et sa personnalité.

Je ne connais que mon histoire et n’ai jamais poussé pour, vers le comportementalisme à tout prix. Par contre, je suis sûre que l’alliance des deux ne peut être que bénéfique pour l’enfant. Le tout l’un ou le tout l’autre n’est qu’une petite partie d’un tout.

Aujourd’hui, où Xavier bénéficie de soins dans le cadre de l’hôpital de jour : il peut relâcher la pression, parler avec les éducateurs, il peut augmenter le côté éducatif sans que cela le mette en danger. Il a arrêté la bagarre et la provocation (enfin presque). Il est autonome dans la vie de tous les jours : il rentre à pied de l’hôpital de jour, va à l’école tout seul. Il a enfin accepté de garder et d’utiliser un téléphone portable.

Cependant, le chemin qui lui reste à parcourir est encore long. Ne serait-ce que pour se changer et se laver. Vous me direz que c’est un ado !

Concernant les apprentissages, je commence à percevoir une lueur au bout du tunnel.

Enfin, si Xavier en est là, c’est surtout grâce à sa ténacité et à son courage. Nos enfants, pas tout à fait comme les autres, nous font grandir et  c’est en lâchant la colère et en les accompagnant que nous grandissons avec eux.

BM.

BELLES FAMILLES : « VALEURS AJOUTÉES ET VALEURS IMPLANTÉES ! »

« Deux hommes discutent …
– Regarde, c’est superbe, tout sort de terre, tout revit. C’est le printemps !
– Ne parle pas de malheur, j’ai enterré ma belle-mère cette semaine… »

Il en existe des centaines des blagues de ce style !…

Pourquoi ce « mitraillage » sur les pauvres belles-mères ?

Parce que souvent, la belle-mère oublie que ce n’est plus elle qui règne dans le cœur de son enfant, mais l’Autre, le (la) Choisi(e) ! Elle y règne toujours en bonne place, mais ce n’est plus le même royaume, il a élargi ses frontières.

« La liberté est le plus beau cadeau que des parents puissent donner à leurs enfants mariés » Gary Chapman.

Fuyez, fuyez jeunes (ou vieux) couples si vous avez des beaux-parents trop envahissants !

Fuyez, fuyez beaux-parents si vous avez des enfants trop collants !

Mais qu’est ce qu’être envahissants, qu’est ce qu’être trop collants ?

Où est la juste place ? Comment la définir ? Sur quels critères ? : Sur ceux des beaux parents, sur ceux des enfants ? Essayons de les définir ensemble en écoutant les besoins et désirs de chacun.

Au début, on va les uns vers les autres, à petits pas, on s’observe, on se renifle…

Très vite les jugements sont posés, trop vite,  d’un côté comme de l’autre ! En positif ou en négatif !

Il se peut que nous révisions notre jugement. N’essayons pas alors de changer nos beaux-parents, n’essayons pas de changer ce(cette) beau(belle) fils(fille). Nos cultures familiales sont parfois si éloignées ! Tâchons de nous accepter, conscients du pourquoi de nos différences.

Oui les beaux-parents ont davantage l’expérience de la vie, mais s’il ne leur ai pas demandé leur avis, ils ne sont pas obligés de la partager !

Oui les couples vivent des expériences de vie différentes que leurs parents, avec toujours plus de nouveauté, ils n’ont pas à en tirer d’orgueil, ils ne savent pas plus, mais différemment.

Apprenons chacun à connaître l’histoire de l’autre, d’où il vient, ce qu’il aime et écoutons avec bienveillance les ressentis de l’un ou de l’autre qui seront sûrement différents des nôtres.

Enfin, apprenons à nous parler, à nous écouter, à nous respecter, à nous accueillir et découvrons avec curiosité les merveilles de nos « valeurs ajoutées » ou de nos « valeurs implantées ! »

« DÎTES MADAME, COMMENT ON FAIT L’AMOUR ? »

« Moi je sais où ils se mettent les spermatozoïdes … dans les biceps » (cm2)

« Comment on va savoir quand notre zizi est dur si c’est juste parce qu’on a envie de faire pipi ou si c’est parce qu’on aime la personne » (cm2)

« C’est dégoutant les règles ! » (cm2)    

« Ne pas vouloir de petit ami est-ce grave ? » (4ème))

« Je me sens prête pour ma 1ère fois, mais j’ai peur de tomber enceinte » (4ème)

« Ça fait quoi de se faire devierger sans aimer la personne » (4ème)

« Est-ce mal de se masturber » (4ème)

« Est ce très dangereux pour notre âge sans préservatifs » (4ème)

« L’amour ça fait que blesser » (4ème))

« Pourquoi j’ai peur d’aller vers une fille qui me plait ? » (3ème)

« Est ce que ça fait mal la première fois ? » (3ème)

« C’est bien la fellation ? » (3ème)

« Suis je obligée de dire oui ? »  (3ème)

Voici un petit aperçu (trié !) des questions que j’ai à traiter lors de rencontres sur l’éducation affective relationnelle et sexuelle, que je fais dans les écoles.

Notre but est de venir en « renfort » auprès des parents qui sont les premiers éducateurs de leurs enfants. C’est à nous, personnes inconnues pour ces jeunes, qu’ils oseront poser de façon anonymes leurs questions.

Notre rôle :   

Informer pour les petits de cm2, surtout pour les garçons, c’est l’âge de la curiositéintellectuelle, mais attention : ne pas aller au delà de ce qu’ils veulent réellement savoir !

Eveiller à la beauté du corps pour les filles, les amener à entendre « doucement » ce qui va leur arriver (ou qui est déjà arrivé pour certaines).

Rassurer est le maître mot, pour les 12- 15 ans. C’est le passage à l’âge adulte. « Tu es normal ». Rassurer devant toutes les transformations du corps qu’on appelle la puberté, en insistant sur le fait que chacun est différent et que chacun à son propre rythme. Il est important alors de donner un sens à cette évolution biologique. Rendre attentif chacun à la maitrise de ses pulsions.

Insister (surtout auprès des garçons) sur le lien entre l’affectivité et la sexualité.

Si le jeune à une bonne estime de lui même, entre 15 et 18 ans, il part à ladécouverte de l’autre. Il est prêt à poser des choix, à se positionner.

La puberté est installée, il arrive à mieux réguler ses pulsions.

Il a besoin de préserver son intimité, de rêver, de construire son système de valeur.

Quel est notre rôle alors à nous parents ? C’est éduquer à cette vie affective relationnelle et sexuelle en donnant un sens à la sexualité. Ce sens se transmet dés le plus jeune âge et tous les jours de la vie. Par notre regard, nos gestes, les mots que nous employons, etc…

Je conclurai ce petit article en vous faisant part de quelques bilans anonymes suite à ces interventions :

« Je retiens que » :

« Ne pas se précipiter, attendre »

« La relation sexuelle comprend l’écoute de l’autre »

« Que dans une relation il y a certes la sexualité mais que l’amour compte beaucoup »

« Celui qui aime vraiment est capable de comprendre et d’attendre »

« La pornographie c’est pas bien »

« Qu’il ne faut pas forcer quelqu’un qui ne veut pas »

Merci les enfants !            

COMMENT PARLER DE LA MORT À NOS ENFANTS ?

Laurence vient de perdre son père.
Elle est mère de 3 enfants âgés de 13 ans, 10 ans et 4 ans.
Elle sait l’affection que ces enfants ont pour ce grand-père et se demande avec beaucoup d’appréhension comment leur annoncer que leur grand-père est mort.

Bien sur les enfants de Laurence seront très affectés. Surtout le plus grand qui réalise peut être plus que les autres que son grand-père n’est plus là.

Comment trouver les mots justes pour leur annoncer la mort de leur grand-père.
Elle n’ose alors même pas employer ce terme de  « mort », il lui paraît trop brutal !
Faut il que ces enfants voient le cercueil ? Assistent à l’enterrement, viennent au cimetière ?

Le questionnement de Laurence est tout à fait entendable, elle projette sur ses enfants son propre chagrin, sa propre peur devant cette étape de la vie qui reste un véritable mystère, qui pousse chaque personne à se questionner sur le sens de la vie.

Aujourd’hui il faut absolument être heureux, le souci du développement personnel passe par le souci parfois exagéré de la recherche du bonheur, occultant alors ce qui fait souffrir.
Pourquoi vouloir à tout  prix éviter à nos enfants des sentiments tels que la tristesse, le chagrin ? On voudrait les épargner, repousser à plus tard ! Mais un enfant doit apprendre à vivre avec des sentiments, des émotions qui peuvent lui être désagréables, lui faire de la peine.
La mort fait partie de notre vie, le fait d’en parler dés l’enfance, leurs permet de l’apprivoiser, de s’y préparer.

Ce qui  touche nos enfants dans ces moments là, c’est nous : nos propres réactions.

Osons nous pleurer devant nos enfants, ou alors retenons-nous nos larmes pour ne pas leur faire de peine ?

Ils ont besoin de voir notre chagrin.

 Exprimer notre tristesse devant eux, leur en parler, leur permet d’exprimer la leur et de mettre des mots sur leur chagrin. En nous voyant ainsi, nous leur donnons la possibilité de venir à tout moment, dans les instants difficiles de leur vie, nous  confier leurs soucis, ce qui leur pèse sur le cœur.

Certains enfants peuvent avoir une attitude déconcertante, ne s’autorisant pas à laisser couler leurs larmes. Plusieurs raisons se cachent derrière ce comportement : la peur de faire la peine à leurs parents, la volonté de se retenir comme eux : être courageux. Ces larmes retenues les « rattrapent » d’une façon ou d’une autre plus tard sous des formes diverses : cauchemars, comportements difficiles, agressivité etc.…

L’indifférence de certains face au chagrin est aussi très déconcertant : que se cache t-il derrière ?
Lors de mes entretiens, il m’arrive de rencontrer des adultes n’ayant pas « digérer » un deuil lorsqu’ils étaient enfant.

Aidons-les alors, avec beaucoup de délicatesse à exprimer leurs sentiments, leurs émotions. Employons les mots simples qui feront tomber leur peur. Cela ne peut qu’aider nos enfants à mieux faire ce travail de deuil.

Ne cachons pas la mort à nos enfants ainsi que les étapes qui suivent un décès.
Faisons leur confiance et comme l’explique Agnès Auschitzka, psychologue : « L’enfant peut tout supporter, il y a des drames beaucoup plus traumatisant que le deuil » pourvu qu’on leur explique avec les mots justes.

Nous sommes bien sur les seuls juges de ce qui est bon ou pas pour nos enfants, alors en toute honnêteté, essayons de démêler ce qui nous fait peur à nous, de ce qu’il est important de vivre pour nos enfants, afin que leur imaginaire dans ces moments là ne prennent pas le pas sur ce qui se vit réellement.
Amenons-les ainsi à accepter tout d’abord tous les petits deuils de la vie comme ceux qui les toucheront beaucoup plus.

“J’AI SURPRIS MON FILS EN TRAIN DE REGARDER UN FILM PORNOGRAPHIQUE”

Il est rude le choc ! : Voir son « petit » garçon de 14 ans en train de regarder de telles horreurs !!…

Un garçon qui semble sain, sportif et bien dans sa peau !

D’après une étude Inserm 61% des garçons de 14 ans ont déjà vu un film porno à la télévision ou sur internet, et 45% des filles aussi !!..

La pornographie…

La pornographie a toujours existée. Cependant depuis une dizaine d’années, à cause d’internet,  des téléphones portables, elle est entrée dans chaque foyer, dans chaque chambre d’enfants qui possèdent un écran, tv ou d’ordinateur ! Chez celui aussi qui a une radio, sur laquelle il peut écouter (et là au moins l’imaginaire fonctionne !!) des émissions ou l’on peut poser les questions les plus crues sur la sexualité.

et la société…

Notre société est hyper sexualisée, affiches, films, publicités. Nos regards sont sans cesse attirés vers des images où ce qui est appelé sensualité est plutôt de la pornographie ! C’est ce qu’on appelle le ” porno-chic”

Ces images, sont de plus en plus crues, voir violentes et c’est parfois la seule information sur la sexualité que peuvent avoir des enfants !

Qu’est ce que la sexualité?

Certains  adolescents pensent sincèrement que  « c’est comme ça qu’on doit faire » ! .
La performance, les déviances de plus en plus sordides (zoophilie), la femme avilie, la jouissance à tout prix, le sado –masochisme etc.… voici ce qu’on met dans la tête de ces jeunes.
Sentiments, tendresse, relation, respect, sont des termes qui n’apparaissent pas dans ces histoires.

Il existe une addiction aux images pornographiques. Très vite on peut devenir « accro », car le spectateur attendra toujours plus d’images à sensation !

Ces adolescents devenus adultes, lorsqu’ils tomberont amoureux, auront alors du mal à sortir de leur esprit pollué, ces images qui risquent de perturber vraiment leur relation amoureuse.

Alors que faire ?

Tout d’abord ne pas dramatiser la chose, car la dramatisation, peut couper la discussion.

 Parler avec son enfant est la meilleure des thérapies, le dialogue étant le seul rempart à toutes les interprétations.

Lui faire prendre conscience, qu’aimer ce n’est pas ça, n’ayons pas peur d’employer les mots de « belle sexualité ».

Le faire réfléchir sur le terme de « relations » sexuelles.

L’amener à comprendre qu’il est le jouet d’une industrie qui, grâce à lui, gagne beaucoup d’argent, faire appel à son sens critique.
Lui demander s’il imagine sa relation amoureuse comme celle là ?

Entre vigilence et confiance

Et puis ne surestimons pas trop la volonté de nos enfants à résister à la tentation ! Oscillons entre vigilance et confiance

Cependant, il n’est pas évident pour des parents d’aborder ce genre de questions, comme le dit le professeur Marcelli : « A l’âge où les enfants sont en pleine période d’excitation pubertaire, parents et enfants sont trop proches et cela rejoint le tabou de l’inceste, c’est à dire l’interdiction de partager la sexualité entre générations différentes »

C’est pour cette raison que c’est tout petit qu’il faut pouvoir discuter avec son enfant.

Ayant le souci d’une éducation à la vie affective et sexuelle personnalisée et graduelle : adaptée à sa sensibilité, dans l’intimité d’un dialogue respectueux de son âge, de son environnement.

Cela permettra peut être à l’enfant d’éviter les curiosités malsaines ! Devenu adolescent, de faire travailler son imaginaire : étape importante, qui a une grande place dans la relation sexuelle ! Et adulte d’avoir une sexualité saine et épanouie.

« C’EST TOUJOURS MOI QUI AI LE MAUVAIS RÔLE !!…

« C’est toujours moi qui ai le mauvais rôle !!…c’est vraiment ingrat ! »

Cette phrase, on la retrouve bien souvent dans la bouche du parent qui est le plus souvent présent avec les enfants.

Éduquer des enfants est indissociable  du mot autorité et ne peux pas se faire sans qu’il y ait conflits.

Il serait très utopique de penser que tout peut se faire sans cris ni heurts.

Cette « éducation conflictuelle » est indispensable, car laisser un enfant  à lui-même, c’est le laisser se construire au hasard des rencontres, des comportements extérieurs  qu’il va imiter.

L’enfant va pouvoir se construire d’un part grâce à ce qu’on lui donne mais aussi à ce qu’on lui refuse; Les limites que nous lui donnons sont indispensables.

Interdire,  refuser, discuter,  expliquer, tout ce que nous mettons en place pour aider notre enfant à se construire peut être très éprouvant pour un parent, peu gratifiant.

Il serait tellement plus facile de dire oui à tout !

Si nous souffrons d’être toujours celle ou celui qui dit non, posons nous alors les questions suivantes : comment est ce que je partage l’autorité avec le père, la mère de mes enfants ?

Quelle place je donne à mon conjoint ? La prend-il ?

Cette autorité est- elle valorisée, soutenue par l’autre parent ? Il est très blessant, de ne pas être reconnu dans son rôle d’éducateur. On n’est pas obligé d’être d’accord, mais la discussion alors se fait entre parents et non pas devant l’enfant.

Car alors le conflit ne sera plus entre le parent et l’enfant, mais entre les parents !

Suis je conscient que mon histoire par rapport à l’autorité est différente de mon conjoint ?

Et lorsqu’on est seule pour élever un enfant? Le mauvais rôle est alors encore plus lourd à porter : personne sur qui se reposer.

Il est souvent très difficile et usant d’être seul face à des enfants qui cherchent les limites.

Une possibilité est de faire exister l’autre parent même si celui-ci est absent, défaillant ou décédé : « ton père n’aurait pas aimé que tu fasses cela . » « ta mère n’aurait pas voulu te voir dans cet état «  etc…

Ne pas hésiter à s’appuyer, se faire épauler par la famille, un oncle, une tante ou bien des amis proches en qui on a confiance.

Ne craignons pas d’avoir « le mauvais rôle », si nous donnons un sens à l’éducation que nous donnons à nos enfants, si nous assumons une autorité qui leur permet de se construire de façon équilibrée et respectueuse de ce qu’ils sont, alors oui,  ce ne sera pas toujours gratifiant, mais l’adulte que nous aurons plus tard devant nous, ne pourra que nous remercier de ce que nous avons voulu lui transmettre.

MARDI 21 JUIN : 30ÈME ÉDITION DE LA FÊTE DE LA MUSIQUE !

Ça danse, ça chante, c’est gai et généralement bon enfant…

Vous êtes vous penché,vous parents, sur ce qui faisait  se jeter sur les pistes de danses  nos enfants ?

Un petit aperçu :

 

FUCK YOU : Lily Allen

Fuck you (Fuck you)
Fuck you very, very much
Cause we hate what you do
And we hate your whole crew
So please don’t stay in touch

Fuck you (Fuck You)
Fuck you very, very much
Cause your words don’t translate
And it’s getting quite late
So please don’t stay in touch ….

 

TU VAS PRENDRE : Max Boublil

[Refrain 1]
Oh ! Ce soir tu vas prendre
Mais tu vas prendre

Comme si je sortais de prison
Après vingt ans de réclusion

Oh ! Tu vas prendre
Oui tu vas prendre

J’ai vu des culs toute la journée
Tant pis c’est toi qui va payer

Oh ! Tu vas prendre

Je vais t’en mettre pour dix ans
Tu l’raconteras à tes enfants

Oh ! Tu vas prendre
Oui, tu vas prendre

J’espère que t’es véhiculée
Parce que tu pourras plus marcher

Oh ! Tu vas prendre

[Couplet 3]
L’amour c’est un peu ça
C’est comme au cinéma
D’ailleurs j’ai pris la caméra

Et ce soir tu vas prendre
Oh! Tu vas prendre

Je sais, t’as bouffé chez ta mère
Mais je t’ai ram’né le dessert

Oh! Tu vas prendre
Oui tu vas prendre

Et si jamais t’as encore faim
J’ai ramené deux, trois copains …

Oh ! Tu vas prendre
Oui tu vas prendre

 

LES FILLES ADORENT : PZK

Être au Top
De leur Forme
Pour Nous Autres
Nous les hommes
Faire du sport
Baiser jusqu’aux aurores …

Ouai, elles adorent des trucs cool, et des trucs moins cool
ouais tu sais…
Les filles sont compliquées…mais bon les mecs aussi
ouais
Sans elles on serait tous gays…sans nous elles le seraient aussi
Mais ouais quoi !

 

J’AI VU TA MÈRE SUR CHATROULETTE : Max Boublil

J’ai vu ta mère sur chatroulette
J’ai vu ta mère sur chatroulette
J’ai vu ta mère sur chatroulette

Je l’ai vu et j’ai tout de suite compris
Que ma vie prenait un tournant
Je dois reconnaître un petit air de famille
Et ce n’est pas si déplaisant
Bientôt, j’irai là où t’as passé 9 mois
Bientôt tu pourras m’appeler papa …

 

AGRESSIVITÉ – INSULTE – PORNOGRAPHIE etc…

Voilà ce qu’ils ont en permanence dans les oreilles, ce ne sont que des chansons me direz-vous oui mais insidieusement, inconsciemment ces paroles, ces idées s’installent dans les esprits et les polluent .
Ne nous étonnons pas alors de certains comportements de nos jeunes !

Même si les rythmes sont entrainants, et que nous aussi nous aimons danser sur ses musiques, soyons vigilants  et attentifs à ce qui “nourris”  nos enfants !!…

LE 1ER ENFANT

Tout commence par  les 1ères heures qui suivent la naissance, où le couple se remet de l’émotion et prend conscience qu’il est maintenant un couple « parental » !

On découvre alors  l’autre dans son rôle de tout nouveau père, de mère.

Une page est tournée,  un nouveau chapitre commence …

Dans l’histoire du couple on passe alors dans une autre dimension.

Une partie de l’autre méconnue, apparaît.

Tout ce qui  a été transmis dans  l’enfance, surgit à l’arrivée du 1er enfant. Le schéma éducatif, les habitudes,  même certains gestes sont reproduits.

Fort de ces différences, le couple va devoir créer son propre schéma éducatif !
Cet apprentissage n’est pas de tout repos ! Les concessions ne sont pas toujours faciles à faire ! Il faut savoir concilier nos propres repères  éducatifs avec ceux de l’autre. Laisser tomber certaines certitudes, habitudes accepter de nouvelles théories, idées… : « une tétine ? Mais c’est horrible ! » « C’est à toi de te débrouiller pour le faire garder, moi je bosse !! » « Mais laisse le pleurer ! » « Ma mère à toujours fait comme ça »

L’homme peut être parfois désorienté  face à la tension nerveuse, à la fatigue d’une jeune mère éprouvée par les pleurs de son enfant, par la fatigue physique et les réveils la nuit.  Sa femme apprend à être mère. Ce n’est pas forcément naturel de s’occuper d’un enfant ! Il faut aussi qu’elle fasse connaissance avec ce tout petit.
Elle a parfois quitté un travail très prenant et se retrouve tout à coup à la maison, seule, face à son bébé et tout n’est pas forcément « merveilleux » les premiers mois.

Celle-ci, peut être complètement  accaparée par son bébé et  inconsciemment, exclure son conjoint de sa relation avec l’enfant.

La femme peut aussi être désorientée face à son conjoint qui réalise qu’une part d’insouciance en lui s’est enfuie ! Il est maintenant responsable d’un enfant ! Ce  « coup de vieux » peut être assez déstabilisant, même si l’on pensait y être préparé !

Il a parfois un peu de mal à se situer entre la mère et l’enfant surtout lorsqu’il y a une relation très fusionnelle mère/ enfant. !!!

Il apprend lui aussi à être père, et  n’est pas forcément toujours à l’aise avec un tout petit ,d’autant plus lorsque c’est le 1er enfant.

On parle de couple parental, parental cela s’entend,

mais parfois où est passé le couple?

La communication dans cette période de l’existence où le couple est un peu chahuté est primordiale. Dire ses peurs, ses désirs, ses besoins, ses inquiétudes. Savoir se retrouver en tant que couple, retrouver une part d’insouciance, de fantaisie « d’avant » ! est indispensable.

N’oublions pas qu’avant d’être parent on est un couple !

Ne perdons pas de vue que nos différences sont nos richesses, sachons les partager.

Préservons notre couple, il est la priorité !  notre enfant n’en sera que plus équilibré et plus heureux.

LES ENFANTS DU DIVORCE

« J’ai mis mon mari à la porte, les enfants paraissent bien soulagés, d’ailleurs on en parle plus ! »

« J’ai décidé de partir, je ne supporte plus mon mari. Les enfants sont d’accord avec moi, il est complètement immature »

Qu’il est difficile  de parler des enfants  à un couple qui divorce !

 

En effet comment éviter de provoquer un sentiment de culpabilité, chez cette mère, chez ce père , en souffrance, blessé, pour qui partir, quitter son mari,  sa femme est  une décision extrêmement pénible, difficile à prendre.

Le divorce : un traumatisme?

Malgré tout ce qui est dit autour de nous pour déculpabiliser, malgré l’attitude de certains enfants qui continuent à vivre leur petit bonhomme de chemin comme si de rien n’était,  on ne peut occulter le fait qu’un divorce pour des enfants est un véritable traumatisme.

Même pour des enfants qui sentaient venir les choses, même pour ceux qui le souhaitaient (car parfois l’ambiance familiale est terrible) et enfin même pour des enfants adultes.

 

Selon une enquête faite par l’Union des Famille en Europe 88% des enfants de parents divorcés, disent que pour eux, la séparation de leurs parents a eu des conséquences sur leur personnalité. Et dans ces 88%, 63% disent avoir ressenti une souffrance énorme.

Le divorce : un deuil?

A tout âge, l’enfant qui vit cette séparation  doit  faire le deuil de la famille idéale:le deuil d’être toujours entouré par ses deux parents. Il va alors falloir comme pour le décès d’un proche vivre toutes les étapes du deuil.

Le divorce : quels sentiments?

La base affective de l’enfant est déstabilisée : que va t’il devenir, écartelé entre les deux personnes qui compte tant pour lui ? : Insécurité affective.

Insécurité matérielle aussi : deux maisons, deux chambres, nouvelle organisation…

Il y a toujours un choc au moment de l’annonce, l’enfant est parcouru par plusieurs sentiments. Le plus courant est le sentiment d’abandon, d’isolement.

Sentiment d’abandon provoqué par celui qui part, mais provoqué aussi par les parents qui sont  devenus très fragiles, empêtrés dans leurs propres difficultés, leurs détresses, leurs souffrances, ils ont du mal à rester attentifs à leurs enfants.

La culpabilité n’est pas que le lot des parents, les enfants peuvent eux aussi se sentir coupables d’une situation conflictuelle. Ils peuvent s’en vouloir de préférer rester avec l’un ou l’autre, avoir de l’affection pour celui qui part, pour celui par qui la crisearrive. Ils peuvent avoir le sentiment d’être déloyal.

Les enfants peuvent croire aussi que les parents se séparent à cause d’eux, de leur comportement, leurs mauvaises notes etc….

Le divorce : comment mieux le vivre avec nos enfants?

Conscients  de ce que la séparation de notre couple peut engendrer chez nos enfants, essayons de prendre des mesures, des attitudes qui feront que  même si nous ne pourrons empêcher la souffrance chez nos enfants, nous pourrons peut être  l’atténuer.
Soyons vigilants à ne pas détruire chez nos enfants l’image de celui qui part, de celui qui nous rend malheureux .

Surveillons nos paroles, attention aux mots qui « tuent », retenons nos émotions devant nos enfants. N’en faisons pas  les spectateurs , les témoins de notre histoire de notre malheur, ils ne peuvent être nos confidents …

Notre rôle éducatif continue malgré l’épreuve. La tendresse, le dialogue, la présence, mais aussi l’autorité, restent les valeurs essentielles dont l’enfant à besoin pour grandir, surtout durant ces périodes.

N’hésitons pas à appeler au secours, à nous faire aider par des amis sincères, notre famille, des médecins, des conseillers conjugaux  et familiaux. Ne restons pas seuls…

Cependant…

Beaucoup d’enfants rebondissent en adaptant leurs  difficultés ;

Ils deviennent plus vite indépendants,  ils murissent plus vite, ils gagnent en souplesse et  en adaptabilité.
Certains développent une grande sensibilité : écrivains, musiciens, peintre etc… beaucoup de ces artistes ont souffert de la séparation de leurs parents.

Force de caractère, détermination etc…

Notre couple chavire, notre cœur aussi…Nos enfants vont souffrir, nous le savons.

Accrochons nous à l’idée d’adoucir leur peine .
En agissant ainsi nous entrons dans une dynamique qui nous permettra alors, d’adoucir la nôtre.

« PLUS VITE QUE LA MUSIQUE ! » ENCORE ENFANT OU DÉJÀ ADO?

En cette période de vœux, je suis toujours contente de recevoir des cartes, de nos amis, famille, nous donnant des nouvelles . Je reste cependant souvent étonnée de lire certains contenus :

« Paul, depuis son entrée en CM2 nous tanne pour avoir un portable, il entre en plein dans l’adolescence » ou alors : « Clara, en 5ème cette année,  nous rend chèvre avec ses exigences d’ado », “Notre petite préado de 6èmenous fait bien sentir qu’elle se débrouille très bien sans nous ! »

On devine derrière ces plaintes, une certaine fierté devant la précocité de ses enfants !!

Combien de parents d’enfants entre 8 et 12 ans, considèrent leurs enfants entrés dans l‘adolescence ; ils parleront aussi de préadolescence. Mais ce simple terme implique déjà un comportement particulier, qui propulse dans l’adolescence.

Le regard parental change alors, on se dit qu’il faut en effet , aller vers plus de compréhension pour ces enfants qui vont vivre les émois de l’adolescence si bien décrits dans les magasines !!…Que ça y est, nous rentrons dans une période qui va obligatoirement être conflictuelle, que certaines attitudes, exigences de nos enfants sont normales puisqu’ils sont « ados » ! A nous d’être patients devant leurs crises,  lâchons prise !…

Attention, ces jeunes de 8 à 12 ans sont encore des ENFANTS, c’est vrai, de « grand enfants », mais ils ont encore besoin de nos règles, de limites, d’encadrements.

Ils sont à un stade de leur vie ou  tout est plutôt calme (période de latence) dans leur esprit.

Ils ne sont pas encore écartelés entre le sortir de l’enfance et l’entrée dans l’adolescence qui peut être source de mal être, de  « mal aise ».

Cela n’empêche pas qu’ils aient des questionnements, qu’il y est des conflits, qu’ils aient envie de s’identifier à plus grand qu’eux (chanteurs, acteurs etc…)
Mais c’est l’âge où l’on vit encore en confiance avec ses parents, où ce qui est posé par ces derniers est rassurant, les construits ; Ou ils prennent encore plaisir à être avec leurs parents, même s’ils s’en défendent … ça fait grand !

Ne nous laissons pas, nous parents, influencer par le marketing, qui a su comprendre qu’une nouvelle cible commerciale était là, prête à succomber, puisque des parents considèrent trop tôt peut être que leurs enfants leur échappent.

Profitons de cette période où nous pouvons encore transmettre sereinement nos valeurs, nos expériences. Juger de ce qui est bon pour notre enfant ou pas.

Nous les aidons ainsi à préparer cette entrée dans l’adolescence.

Ne brûlons pas les étapes de l’enfance, nous avons, parents et enfants, tout à y gagner !