PARENTS, REVEILLEZ-VOUS !

Lundi soir, Thérèse les inrocks 2Hargot était invité à venir faire une conférence sur son dernier livre :                        « Une jeunesse sexuellement libérée, (ou presque) »

Cette jeune femme, sexologue et philosophe d’une trentaine d’année, intervient en milieu scolaire depuis une dizaine d’années.

Depuis quelques semaines, elle est arrivée à passer dans plusieurs émissions ne prônant pas forcément les mêmes idées, ou valeurs : canal + (le grand journal), Salut les terriens (Thierry Ardisson), reconnaissons une belle ouverture d’esprit !

Et pour les plus classiques d’entre nous, elle a été interviewée par plusieurs journaux ou magasines (Le point, la Croix, le figaro, les Inrocks etc…)index

Il est donc difficile de ne pas tomber sur sa jolie frimousse !

Son message, fondée sur de nombreux témoignages, ose affronter les vraies questions exprimées par les adolescents et les jeunes adultes. Questions sur notre vie affective relationnelle et sexuelle, celle que nous voulons transmettre, pour que nous même et nos enfants tendions à nous interroger sur le sens que nous voulons lui donner.

lundi soir donc, une salle d’une cinquantaine de personnes : pas mal de professionnels, des quinquas, voir soixantenaires ! Un chef d’établissement conscient de l’importance du sujet et heureusement quelques étudiants du foyer qui organisait la conférence.

Mais où donc étaient les parents de toute cette génération d’enfants et adolescents, confrontés à ces images, ces films qui bien souvent leur sont imposés ?

 Thérèse Hargot nous parle de : « culture pornographique » qui impacte nos enfants très tôt : clip, émissions de téléréalité, publicité, musique etc..

Comment donc sensibiliser les parents ? Comment les amener à faire face à la réalité de ce que vivent ces enfants, ces adolescents, cette génération « Youporn », comme la nomme Thérèse Hargot.images

Comme elle, je n’interviens pas dans des quartiers dits défavorisés, mais dans des établissements de centre ville, très prisés par des familles soucieuses de donner à leurs enfants un bon niveau scolaire.

Ces familles se rendent elles compte du désarroi de certains de leurs enfants ?

Leurs réflexions, (dés la classe de cm2 « mais Madame, ça fait mal l’amour, elle crie la femme » En 4ème : « Souvent quand la fille elle dit non, en fait elle en a envie, elle pense oui ! ») Nous montrent bien à quel point leur vision de la relation sexuelle est polluée par ce qu’ils voient où entendent.

Encore une fois, ces réflexions viennent d’enfants qui grandissent dans des familles où l’on « éduque à l’amour » !

Même si ces parents sont présents, entourent leurs enfants, ils ne sont pas dans leur téléphone portable, dans leur casque le soir lorsqu’ils écoutent NRJ, sur leur écran d’ordinateurs, ou tout simplement dans la cour de récréation.

La problématique de la pornographie a été prise en compte aux Etats-Unis comme étant un problème de santé publique, à combattre au même titre que le tabagisme ou l’alcool au volant !

Qu’attendons nous ? ….

  • Que tous nos hommes soient atteints d’éjaculation précoce par souci de performance ?
  • Que les femmes refusent de plus en plus de relations sexuelles, blessées par les demandes extravagantes de leur compagnon ?
  • Que certains hommes refusent des relations sexuelles par peur de ne pas être à la hauteur ?(Tout cela constaté de plus en plus souvent en conseil conjugal)

Attention au retour de bâton ! Au point écoute, deux jeunes filles cette semaine, désirent se convertir à l’islam, estimant que la femme y est beaucoup plus respectée sous son voile !

Alors que faire, comment agir ?

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Dans un premier temps, acheter le livre de Thèrese Hargot pour prendre conscience de l’ampleur du problème. Vous y trouverez aussi des réflexions très pertinentes autour des questions du consentement, de la contraception, du plaisir etc…

Il vous aidera aussi à trouver des points d’ancrage pour discuter avec vos enfants.

Puis ne pas hésiter à monter au créneaux : écrire aux différents médias : cinéma, régie publicitaire etc… Trouver des relais de contestations.

Enfin, prendre conscience, que nous sommes TOUS concernés. Qu’il nous faut réagir, qu’on ne peut plus dire qu’on ne savait pas …

Alors si vous n’étiez pas là lundi soir, voici le titre du livre : « Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque). Dans toutes les bonnes librairies !

Thérèse Hargot

LE HARCÈLEMENT

– « Tu l’as dis à tes parents ? »

– « J’ peux pas, ils ont déjà pleins de problèmes et ma mère elle s’énerve dés que je lui parle. »

– « et tes profs, tu leur a dis à tes profs ? »

– « Ouais vaguement, ils disent que ça va s’arranger, qu’il faut que j’apprenne à medéfendre »

C’est la 5ème fois cette année au point écoute que j’ai ce type de confidence.
Aujourd’hui c’est Antoine, élève de 2nde, nouveau dans ce grand lycée, qui subit depuis 2 mois et demi, les moqueries, les brimades, les insultes de certains de ses camarades.

Depuis 2 mois et demi il arrive en classe avec la peur au ventre. Il se sent humilié et faible, en fait il a honte !

Honte de subir, de ne pas arriver à répondre, à répliquer, à se défendre tout simplement.

Il en arrive même à admirer ses « copains » qui ont l’air de se moquer de tout et particulièrement de lui !

Mais aujourd’hui il craque, il a surtout peur, parce que ce matin c’est allé plus loin que d’habitude. Ils ont menacé Antoine de le coincer en dehors du lycée.

Mais qu’est ce qu’il a Antoine qui puisse ainsi énerver les autres ?

Il est cultivé, très bon élève, il sait… il aime travailler et s’intéresse à pleins de choses, mais peut être pas aux mêmes que celles de ses compagnons de classe…

Antoine est habillé très simplement, il s’en « moque de ses fringues » :

Il n’est pas bien costaud et a des boutons qui lui abiment le visage …

Le profil parfait de « l’intello »

Il a donc décidé de ne plus travailler pour avoir des notes moyennes et qu’on arrête de le forcer à faire les exercices des autres. Il a essayé de se lier avec d’autres personnes de sa classe, de se mêler aux autres, mais on le fuit : « j’ traîne pas avec un intello moi ! »

Harceleur – victime – spectateur :

Le spectateur à honte : il n’ose pas intervenir (peur)

Le harceleur à honte : il sent bien qu’il fait mal

La victime à honte : elle n’arrive pas à se défendre

Soyons vigilants, nous parents.
Comment entendons nous nos enfants parler de leur classe : ironie, moquerie …

Ou se situent t-’ils ? Victime, spectateur, harceleur…

N’ayons pas peur d’interroger.

Les trois sont en souffrance…

Ne laissons pas de telles situations s’installer, pour Antoine cela aurait pu très mal finir !

« L’ENFANT DIFFÉRENT »

Dans beaucoup de famille, il existe des enfants « différents ».

Mais qu’est ce qu’un enfant différent ? C’est celui qui nous ressemble le moins, dont les réactions nous sont totalement étrangères, qui nous interpelle, voir nous dérange !

Alors bien sur il y a des différences plus ou moins importantes, plus ou moins graves.

En cette période de l’année où les chrétiens se préparent à accueillir un enfant un peu différent !!

 Voici le témoignage d’une mère de famille qui nous raconte son histoire…

Xavier : une vie pas tout à fait ordinaire

L’histoire de Xavier

Xavier est notre troisième fils. Il vient d’avoir 15 ans. Ses frères ainés Pierre et Augustin sont des faux jumeaux et ont trois ans de plus.

Xavier est diagnostiqué « Dysphasique » c’est-à-dire qu’il n’arrive pas à lire, à compter et à écrire. Sa parole est compréhensible, mais il parle en style télégraphique : « moi pas aimer légumes ». Il est tout à fait intelligent et a une conscience aigüe de son problème.

Avant d’en arriver là, il a été diagnostiqué comme autiste, psychotique, ou troubles dysharmoniques évolutifs.

Pour la petite histoire, nos enfants sont nés par FIV.

Lorsque Xavier est né, tout allait bien, il répondait comme il faut. Il n’a fait ses nuits qu’à partir de 3 mois et demi. J’ai retravaillé lorsqu’il a eu 6 mois, et nous avions une nounou à domicile à plein temps qui était là depuis la naissance des jumeaux.

Plus les mois passaient, plus je me posais des questions en me disant que cet enfant était soit génial, soit qu’il avait un gros problème.

En effet, il pouvait rester dans son coin pendant des heures, et il ne se tournait pas lorsque je rentrais dans la pièce.

Pendant un certain temps, cela m’a bien arrangé, car les jumeaux prenaient beaucoup de place et beaucoup de temps. Avoir un enfant calme, c’était très agréable.

La nuit, lorsqu’il avait 18 mois, il se réveillait souvent. J’allais donc le prendre. Il se calmait en restant allongé sur moi. Mais lorsque je le recouchais, il se remettait à pleurer.

Il ne jouait pas vraiment de manière symbolique. Il restait plutôt statique dans son parc. Il ne pleurait pas après la sieste.

Il ne parlait quasiment pas. Il n’était pas propre.

D’autres signes m’avaient déjà alertée. Par exemple, lorsqu’il avait 8 ou 10 mois, nous l’avions laissé à des amis qui le ramenaient de Paris à Strasbourg, où nous habitions alors. Xavier n’a pas eu de réaction, alors qu’à cet âge les enfants refusent de se séparer de leurs parents.

Je commençais à me poser de sérieuses questions et je me disais que cet enfant était soit génial, soit qu’il avait un gros problème. Je me suis donc décidée à consulter un pédopsychiatre et c’est à partir de là que nous avons commencé un long parcours du combattant !

Xavier et l’intégration sociale.

Nous avons, bien évidemment, inscrit Xavier à l’école en maternelle. Mais très rapidement, l’école nous a signifié qu’il ne leur était pas possible de prendre Xavier plus d’une demi-journée par semaine et encore.

En effet, Xavier ne parlant pas, il avait tendance à prendre les autres enfants pour des quilles et à être violent avec eux. De plus, il requérait toute l’attention de la maîtresse.  Alors qu’à la maison, il était très, trop calme.

Cela fut un choc pour nous. Je commençais à prendre la mesure du problème.

A la fin de la maternelle, à la suite d’une commission, il fut décidé que Xavier ne pouvait pas être scolarisé. Gros choc.

Nous avons, avec l’aide du CMPP, trouvé un hôpital de jour, où il fut pris en charge d’abord une journée par semaine, pour finir à plein temps.

Depuis 6 ans Xavier est scolarisé à temps partiel.

En parallèle de cette intégration scolaire, nous avons entamé, nous ses parents et ses frères, des thérapies au long cours !

Et nous les parents, là-dedans                                              

D’abord, ce fut comme un tsunami. Le ciel nous tombait sur la tête. Nous avions tellement voulu ces enfants et c’était la galère, la vraie galère.

Il est bien évident qu’avoir un enfant différent à des conséquences importantes sur le couple, sur chacun, et sur la famille.

 Au niveau du couple,

Au niveau du couple, cela fut le déclencheur d’une crise profonde. Nous étions mariés depuis 12 ans, nous avions galéré pour avoir des enfants. En effet, nous avons mis plus de 5 ans pour avoir les jumeaux et ils ont été conçus par FIV. On continuait dans la galère. Nous avons donc entamé une thérapie de couple qui a duré 5 ans. Cette thérapie m’a permis (je ne vais pas parler à la place de mon mari) de faire le deuil de l’enfant idéal. Et elle nous a également permis de traverser l’épreuve et de rester ensemble.

 Ce que je pense de ces douze années

Ce qui me vient à l’esprit, c’est qu’il faut avoir un sacré capital énergie pour tenir le cap dans ce chemin au long cours. J’ai la chance d’être une personne très optimiste, et de voir les améliorations plutôt que de regarder ce qui ne va pas.

Il faut absolument garder son libre arbitre, tout en sachant tenir compte du point de vue des professionnels.

Il faut surtout et c’est très important lâcher la culpabilité. Nous, les mères, ne sommes pas responsables de ces troubles majeurs : autisme, dys…, ou autres.

Les « psys » ont tendance à regarder les choses à travers leur prisme, ce qui est bien normal. Nous faisons tous la même chose.

Par contre, suivre une thérapie est une excellente chose car cela m’a permis :

De sortir de la culpabilité et de la colère. C’est de la faute à pas de chance : Tout n’est pas d’origine psychologique

–          De faire mon deuil de l’enfant idéal

–          De faire le tri par rapport à mon histoire personnelle

–          De prendre ce que j’avais à prendre des points de vue des professionnels

–          De finir par me faire entendre sur ma perception

–          De trouver des solutions, pas forcément évidentes, mais payantes pour Xavier.

En conclusion, je dirais qu’il faut accueillir les parents avec bienveillance et en les écoutant réellement. Nous avons tous des bagages à porter et la psychothérapie peut nous aider à lâcher prise.

Difficile à faire mais quel gain pour tout le monde. Pour soi et pour la famille.

C’est grâce à cette thérapie qu’aujourd’hui j’ai remis Xavier à la bonne place. Il n’est plus le centre de la famille. Il est un de nos trois enfants, chacun ayant ses problèmes et sa personnalité.

Je ne connais que mon histoire et n’ai jamais poussé pour, vers le comportementalisme à tout prix. Par contre, je suis sûre que l’alliance des deux ne peut être que bénéfique pour l’enfant. Le tout l’un ou le tout l’autre n’est qu’une petite partie d’un tout.

Aujourd’hui, où Xavier bénéficie de soins dans le cadre de l’hôpital de jour : il peut relâcher la pression, parler avec les éducateurs, il peut augmenter le côté éducatif sans que cela le mette en danger. Il a arrêté la bagarre et la provocation (enfin presque). Il est autonome dans la vie de tous les jours : il rentre à pied de l’hôpital de jour, va à l’école tout seul. Il a enfin accepté de garder et d’utiliser un téléphone portable.

Cependant, le chemin qui lui reste à parcourir est encore long. Ne serait-ce que pour se changer et se laver. Vous me direz que c’est un ado !

Concernant les apprentissages, je commence à percevoir une lueur au bout du tunnel.

Enfin, si Xavier en est là, c’est surtout grâce à sa ténacité et à son courage. Nos enfants, pas tout à fait comme les autres, nous font grandir et  c’est en lâchant la colère et en les accompagnant que nous grandissons avec eux.

BM.

BELLES FAMILLES : « VALEURS AJOUTÉES ET VALEURS IMPLANTÉES ! »

« Deux hommes discutent …
– Regarde, c’est superbe, tout sort de terre, tout revit. C’est le printemps !
– Ne parle pas de malheur, j’ai enterré ma belle-mère cette semaine… »

Il en existe des centaines des blagues de ce style !…

Pourquoi ce « mitraillage » sur les pauvres belles-mères ?

Parce que souvent, la belle-mère oublie que ce n’est plus elle qui règne dans le cœur de son enfant, mais l’Autre, le (la) Choisi(e) ! Elle y règne toujours en bonne place, mais ce n’est plus le même royaume, il a élargi ses frontières.

« La liberté est le plus beau cadeau que des parents puissent donner à leurs enfants mariés » Gary Chapman.

Fuyez, fuyez jeunes (ou vieux) couples si vous avez des beaux-parents trop envahissants !

Fuyez, fuyez beaux-parents si vous avez des enfants trop collants !

Mais qu’est ce qu’être envahissants, qu’est ce qu’être trop collants ?

Où est la juste place ? Comment la définir ? Sur quels critères ? : Sur ceux des beaux parents, sur ceux des enfants ? Essayons de les définir ensemble en écoutant les besoins et désirs de chacun.

Au début, on va les uns vers les autres, à petits pas, on s’observe, on se renifle…

Très vite les jugements sont posés, trop vite,  d’un côté comme de l’autre ! En positif ou en négatif !

Il se peut que nous révisions notre jugement. N’essayons pas alors de changer nos beaux-parents, n’essayons pas de changer ce(cette) beau(belle) fils(fille). Nos cultures familiales sont parfois si éloignées ! Tâchons de nous accepter, conscients du pourquoi de nos différences.

Oui les beaux-parents ont davantage l’expérience de la vie, mais s’il ne leur ai pas demandé leur avis, ils ne sont pas obligés de la partager !

Oui les couples vivent des expériences de vie différentes que leurs parents, avec toujours plus de nouveauté, ils n’ont pas à en tirer d’orgueil, ils ne savent pas plus, mais différemment.

Apprenons chacun à connaître l’histoire de l’autre, d’où il vient, ce qu’il aime et écoutons avec bienveillance les ressentis de l’un ou de l’autre qui seront sûrement différents des nôtres.

Enfin, apprenons à nous parler, à nous écouter, à nous respecter, à nous accueillir et découvrons avec curiosité les merveilles de nos « valeurs ajoutées » ou de nos « valeurs implantées ! »

« DÎTES MADAME, COMMENT ON FAIT L’AMOUR ? »

« Moi je sais où ils se mettent les spermatozoïdes … dans les biceps » (cm2)

« Comment on va savoir quand notre zizi est dur si c’est juste parce qu’on a envie de faire pipi ou si c’est parce qu’on aime la personne » (cm2)

« C’est dégoutant les règles ! » (cm2)    

« Ne pas vouloir de petit ami est-ce grave ? » (4ème))

« Je me sens prête pour ma 1ère fois, mais j’ai peur de tomber enceinte » (4ème)

« Ça fait quoi de se faire devierger sans aimer la personne » (4ème)

« Est-ce mal de se masturber » (4ème)

« Est ce très dangereux pour notre âge sans préservatifs » (4ème)

« L’amour ça fait que blesser » (4ème))

« Pourquoi j’ai peur d’aller vers une fille qui me plait ? » (3ème)

« Est ce que ça fait mal la première fois ? » (3ème)

« C’est bien la fellation ? » (3ème)

« Suis je obligée de dire oui ? »  (3ème)

Voici un petit aperçu (trié !) des questions que j’ai à traiter lors de rencontres sur l’éducation affective relationnelle et sexuelle, que je fais dans les écoles.

Notre but est de venir en « renfort » auprès des parents qui sont les premiers éducateurs de leurs enfants. C’est à nous, personnes inconnues pour ces jeunes, qu’ils oseront poser de façon anonymes leurs questions.

Notre rôle :   

Informer pour les petits de cm2, surtout pour les garçons, c’est l’âge de la curiositéintellectuelle, mais attention : ne pas aller au delà de ce qu’ils veulent réellement savoir !

Eveiller à la beauté du corps pour les filles, les amener à entendre « doucement » ce qui va leur arriver (ou qui est déjà arrivé pour certaines).

Rassurer est le maître mot, pour les 12- 15 ans. C’est le passage à l’âge adulte. « Tu es normal ». Rassurer devant toutes les transformations du corps qu’on appelle la puberté, en insistant sur le fait que chacun est différent et que chacun à son propre rythme. Il est important alors de donner un sens à cette évolution biologique. Rendre attentif chacun à la maitrise de ses pulsions.

Insister (surtout auprès des garçons) sur le lien entre l’affectivité et la sexualité.

Si le jeune à une bonne estime de lui même, entre 15 et 18 ans, il part à ladécouverte de l’autre. Il est prêt à poser des choix, à se positionner.

La puberté est installée, il arrive à mieux réguler ses pulsions.

Il a besoin de préserver son intimité, de rêver, de construire son système de valeur.

Quel est notre rôle alors à nous parents ? C’est éduquer à cette vie affective relationnelle et sexuelle en donnant un sens à la sexualité. Ce sens se transmet dés le plus jeune âge et tous les jours de la vie. Par notre regard, nos gestes, les mots que nous employons, etc…

Je conclurai ce petit article en vous faisant part de quelques bilans anonymes suite à ces interventions :

« Je retiens que » :

« Ne pas se précipiter, attendre »

« La relation sexuelle comprend l’écoute de l’autre »

« Que dans une relation il y a certes la sexualité mais que l’amour compte beaucoup »

« Celui qui aime vraiment est capable de comprendre et d’attendre »

« La pornographie c’est pas bien »

« Qu’il ne faut pas forcer quelqu’un qui ne veut pas »

Merci les enfants !            

NOS ENFANTS ET LEUR COUSINS, COMMENT GÉRER LES DIFFÉRENCES ÉDUCATIVES

Ah ! Ces vacances, on les avait souhaitées, attendues !! …
Les retrouvailles entre frères et sœurs, les grandes tablées, les jeux, les sorties, les grandes discussions… On s’était promis de faire des efforts pour que tout se passe bien, de ne pas s’arrêter sur des détails, c’est trop bête…

Et puis au bout de quelques jours : trop c’est trop…

« Cette belle-sœur est totalement psychorigide ! » ou alors « jusqu’à quelle heure on va supporter nos neveux le soir sous prétexte qu’on est en vacances et qu’il n’y a pas d’heure pour se coucher ! » quand il ne s’agit pas de : « ma sœur qui fait dormir sa fille et son petit ami dans le même lit : ils ont 18 ans et ils s’aiment !!… »

La tension devient alors palpable, on guette le moindre comportement de l’un ou l’autre qui va mettre le feu aux poudres. Les enfants en rajoutent : « qu’est ce qu’il est sévère ton père ! »                                                                     

  • Comment arriver à ne pas tomber dans ce piège ?
  • Comment ne pas rentrer de ces vacances sur les nerfs ?

A peine monté dans la voiture au premier tournant, se déverse alors notre trop plein d’exaspération, un flot de critiques envahi l’habitacle, la tension peut même être très forte entre conjoints si par malheur l’un des deux essaie d’atténuer le ressenti  de celui qui craque !!…

Et les enfants derrière, que retiennent-ils de tout ça : tristesse, malaise…?

Concrètement comment faire ?

Car cette famille on l’aime bien tout de même, les retrouvailles des cousins, c’est vraiment trop de souvenirs formidables pour eux !!…

Si on fait ensemble la liste des menus, la liste des courses, pourquoi ne pas aborder aussi la question des règles de vie choisies ensemble ?

Pourquoi ne pas prendre les devants ?

– Se préparer à ses vacances en ayant la simplicité de se parler.

– Parler de soi, parler en Je, de ce qui est important pour nous, de ce qui compte.

– Écouter l’autre, avec bienveillance, sans jugement.

L’écoute peut amener au questionnement… et se questionner, c’est faire preuve d’ouverture d’esprit, de réflexion. N’oublions pas que les différences sont parfois de grandes richesses, mais acceptons nous de nous remettre en question ?

Cette discussion peut apporter beaucoup à chacun:

Elle permet de sortir des interprétations qu’on peut faire en jugeant telles ou telles attitudes : expliquer ce qui nous tient à cœur en matière d’éducation, nousrévèle !

Par ce que nous avons vécu enfant, par ce que nous voulons transmettre, en fonction de notre schéma parental, par notre histoire personnelle tout simplement, nous mettons en place une éducation qui correspond à ce que nous sommes.

    Entrer dans le monde de l’autre, entendre et comprendre le pourquoi de ce qu’il veut pour ces enfants, permet alors une compréhension qui ouvre à plus de tolérance, parfois plus de souplesse. Sans renoncer à ce qui nous tient à cœur, nous pourrons alors établir ensemble des règles correspondantes à chacun. 

On verra alors « la psychorigide » s’assouplir,  « le cool » se questionner sur un cadre à poser… on décidera surtout d’avoir des décisions collectives, d’en discuter ensembles et pas devant les enfants.

En un mot on S’ADAPTERA pour le bien de tous !! Car : « cessez de s’adapter c’est mourir ! »

Et puis surtout ne nous surestimons pas, nous connaissons nos limites, alors des vacances en famille : bien sûr !  Mais mieux vaut de courts et bons souvenirs que de longs et mauvais souvenirs !

COMMENT PARLER DE LA MORT À NOS ENFANTS ?

Laurence vient de perdre son père.
Elle est mère de 3 enfants âgés de 13 ans, 10 ans et 4 ans.
Elle sait l’affection que ces enfants ont pour ce grand-père et se demande avec beaucoup d’appréhension comment leur annoncer que leur grand-père est mort.

Bien sur les enfants de Laurence seront très affectés. Surtout le plus grand qui réalise peut être plus que les autres que son grand-père n’est plus là.

Comment trouver les mots justes pour leur annoncer la mort de leur grand-père.
Elle n’ose alors même pas employer ce terme de  « mort », il lui paraît trop brutal !
Faut il que ces enfants voient le cercueil ? Assistent à l’enterrement, viennent au cimetière ?

Le questionnement de Laurence est tout à fait entendable, elle projette sur ses enfants son propre chagrin, sa propre peur devant cette étape de la vie qui reste un véritable mystère, qui pousse chaque personne à se questionner sur le sens de la vie.

Aujourd’hui il faut absolument être heureux, le souci du développement personnel passe par le souci parfois exagéré de la recherche du bonheur, occultant alors ce qui fait souffrir.
Pourquoi vouloir à tout  prix éviter à nos enfants des sentiments tels que la tristesse, le chagrin ? On voudrait les épargner, repousser à plus tard ! Mais un enfant doit apprendre à vivre avec des sentiments, des émotions qui peuvent lui être désagréables, lui faire de la peine.
La mort fait partie de notre vie, le fait d’en parler dés l’enfance, leurs permet de l’apprivoiser, de s’y préparer.

Ce qui  touche nos enfants dans ces moments là, c’est nous : nos propres réactions.

Osons nous pleurer devant nos enfants, ou alors retenons-nous nos larmes pour ne pas leur faire de peine ?

Ils ont besoin de voir notre chagrin.

 Exprimer notre tristesse devant eux, leur en parler, leur permet d’exprimer la leur et de mettre des mots sur leur chagrin. En nous voyant ainsi, nous leur donnons la possibilité de venir à tout moment, dans les instants difficiles de leur vie, nous  confier leurs soucis, ce qui leur pèse sur le cœur.

Certains enfants peuvent avoir une attitude déconcertante, ne s’autorisant pas à laisser couler leurs larmes. Plusieurs raisons se cachent derrière ce comportement : la peur de faire la peine à leurs parents, la volonté de se retenir comme eux : être courageux. Ces larmes retenues les « rattrapent » d’une façon ou d’une autre plus tard sous des formes diverses : cauchemars, comportements difficiles, agressivité etc.…

L’indifférence de certains face au chagrin est aussi très déconcertant : que se cache t-il derrière ?
Lors de mes entretiens, il m’arrive de rencontrer des adultes n’ayant pas « digérer » un deuil lorsqu’ils étaient enfant.

Aidons-les alors, avec beaucoup de délicatesse à exprimer leurs sentiments, leurs émotions. Employons les mots simples qui feront tomber leur peur. Cela ne peut qu’aider nos enfants à mieux faire ce travail de deuil.

Ne cachons pas la mort à nos enfants ainsi que les étapes qui suivent un décès.
Faisons leur confiance et comme l’explique Agnès Auschitzka, psychologue : « L’enfant peut tout supporter, il y a des drames beaucoup plus traumatisant que le deuil » pourvu qu’on leur explique avec les mots justes.

Nous sommes bien sur les seuls juges de ce qui est bon ou pas pour nos enfants, alors en toute honnêteté, essayons de démêler ce qui nous fait peur à nous, de ce qu’il est important de vivre pour nos enfants, afin que leur imaginaire dans ces moments là ne prennent pas le pas sur ce qui se vit réellement.
Amenons-les ainsi à accepter tout d’abord tous les petits deuils de la vie comme ceux qui les toucheront beaucoup plus.

“J’AI SURPRIS MON FILS EN TRAIN DE REGARDER UN FILM PORNOGRAPHIQUE”

Il est rude le choc ! : Voir son « petit » garçon de 14 ans en train de regarder de telles horreurs !!…

Un garçon qui semble sain, sportif et bien dans sa peau !

D’après une étude Inserm 61% des garçons de 14 ans ont déjà vu un film porno à la télévision ou sur internet, et 45% des filles aussi !!..

La pornographie…

La pornographie a toujours existée. Cependant depuis une dizaine d’années, à cause d’internet,  des téléphones portables, elle est entrée dans chaque foyer, dans chaque chambre d’enfants qui possèdent un écran, tv ou d’ordinateur ! Chez celui aussi qui a une radio, sur laquelle il peut écouter (et là au moins l’imaginaire fonctionne !!) des émissions ou l’on peut poser les questions les plus crues sur la sexualité.

et la société…

Notre société est hyper sexualisée, affiches, films, publicités. Nos regards sont sans cesse attirés vers des images où ce qui est appelé sensualité est plutôt de la pornographie ! C’est ce qu’on appelle le ” porno-chic”

Ces images, sont de plus en plus crues, voir violentes et c’est parfois la seule information sur la sexualité que peuvent avoir des enfants !

Qu’est ce que la sexualité?

Certains  adolescents pensent sincèrement que  « c’est comme ça qu’on doit faire » ! .
La performance, les déviances de plus en plus sordides (zoophilie), la femme avilie, la jouissance à tout prix, le sado –masochisme etc.… voici ce qu’on met dans la tête de ces jeunes.
Sentiments, tendresse, relation, respect, sont des termes qui n’apparaissent pas dans ces histoires.

Il existe une addiction aux images pornographiques. Très vite on peut devenir « accro », car le spectateur attendra toujours plus d’images à sensation !

Ces adolescents devenus adultes, lorsqu’ils tomberont amoureux, auront alors du mal à sortir de leur esprit pollué, ces images qui risquent de perturber vraiment leur relation amoureuse.

Alors que faire ?

Tout d’abord ne pas dramatiser la chose, car la dramatisation, peut couper la discussion.

 Parler avec son enfant est la meilleure des thérapies, le dialogue étant le seul rempart à toutes les interprétations.

Lui faire prendre conscience, qu’aimer ce n’est pas ça, n’ayons pas peur d’employer les mots de « belle sexualité ».

Le faire réfléchir sur le terme de « relations » sexuelles.

L’amener à comprendre qu’il est le jouet d’une industrie qui, grâce à lui, gagne beaucoup d’argent, faire appel à son sens critique.
Lui demander s’il imagine sa relation amoureuse comme celle là ?

Entre vigilence et confiance

Et puis ne surestimons pas trop la volonté de nos enfants à résister à la tentation ! Oscillons entre vigilance et confiance

Cependant, il n’est pas évident pour des parents d’aborder ce genre de questions, comme le dit le professeur Marcelli : « A l’âge où les enfants sont en pleine période d’excitation pubertaire, parents et enfants sont trop proches et cela rejoint le tabou de l’inceste, c’est à dire l’interdiction de partager la sexualité entre générations différentes »

C’est pour cette raison que c’est tout petit qu’il faut pouvoir discuter avec son enfant.

Ayant le souci d’une éducation à la vie affective et sexuelle personnalisée et graduelle : adaptée à sa sensibilité, dans l’intimité d’un dialogue respectueux de son âge, de son environnement.

Cela permettra peut être à l’enfant d’éviter les curiosités malsaines ! Devenu adolescent, de faire travailler son imaginaire : étape importante, qui a une grande place dans la relation sexuelle ! Et adulte d’avoir une sexualité saine et épanouie.

« C’EST TOUJOURS MOI QUI AI LE MAUVAIS RÔLE !!…

« C’est toujours moi qui ai le mauvais rôle !!…c’est vraiment ingrat ! »

Cette phrase, on la retrouve bien souvent dans la bouche du parent qui est le plus souvent présent avec les enfants.

Éduquer des enfants est indissociable  du mot autorité et ne peux pas se faire sans qu’il y ait conflits.

Il serait très utopique de penser que tout peut se faire sans cris ni heurts.

Cette « éducation conflictuelle » est indispensable, car laisser un enfant  à lui-même, c’est le laisser se construire au hasard des rencontres, des comportements extérieurs  qu’il va imiter.

L’enfant va pouvoir se construire d’un part grâce à ce qu’on lui donne mais aussi à ce qu’on lui refuse; Les limites que nous lui donnons sont indispensables.

Interdire,  refuser, discuter,  expliquer, tout ce que nous mettons en place pour aider notre enfant à se construire peut être très éprouvant pour un parent, peu gratifiant.

Il serait tellement plus facile de dire oui à tout !

Si nous souffrons d’être toujours celle ou celui qui dit non, posons nous alors les questions suivantes : comment est ce que je partage l’autorité avec le père, la mère de mes enfants ?

Quelle place je donne à mon conjoint ? La prend-il ?

Cette autorité est- elle valorisée, soutenue par l’autre parent ? Il est très blessant, de ne pas être reconnu dans son rôle d’éducateur. On n’est pas obligé d’être d’accord, mais la discussion alors se fait entre parents et non pas devant l’enfant.

Car alors le conflit ne sera plus entre le parent et l’enfant, mais entre les parents !

Suis je conscient que mon histoire par rapport à l’autorité est différente de mon conjoint ?

Et lorsqu’on est seule pour élever un enfant? Le mauvais rôle est alors encore plus lourd à porter : personne sur qui se reposer.

Il est souvent très difficile et usant d’être seul face à des enfants qui cherchent les limites.

Une possibilité est de faire exister l’autre parent même si celui-ci est absent, défaillant ou décédé : « ton père n’aurait pas aimé que tu fasses cela . » « ta mère n’aurait pas voulu te voir dans cet état «  etc…

Ne pas hésiter à s’appuyer, se faire épauler par la famille, un oncle, une tante ou bien des amis proches en qui on a confiance.

Ne craignons pas d’avoir « le mauvais rôle », si nous donnons un sens à l’éducation que nous donnons à nos enfants, si nous assumons une autorité qui leur permet de se construire de façon équilibrée et respectueuse de ce qu’ils sont, alors oui,  ce ne sera pas toujours gratifiant, mais l’adulte que nous aurons plus tard devant nous, ne pourra que nous remercier de ce que nous avons voulu lui transmettre.

MARDI 21 JUIN : 30ÈME ÉDITION DE LA FÊTE DE LA MUSIQUE !

Ça danse, ça chante, c’est gai et généralement bon enfant…

Vous êtes vous penché,vous parents, sur ce qui faisait  se jeter sur les pistes de danses  nos enfants ?

Un petit aperçu :

 

FUCK YOU : Lily Allen

Fuck you (Fuck you)
Fuck you very, very much
Cause we hate what you do
And we hate your whole crew
So please don’t stay in touch

Fuck you (Fuck You)
Fuck you very, very much
Cause your words don’t translate
And it’s getting quite late
So please don’t stay in touch ….

 

TU VAS PRENDRE : Max Boublil

[Refrain 1]
Oh ! Ce soir tu vas prendre
Mais tu vas prendre

Comme si je sortais de prison
Après vingt ans de réclusion

Oh ! Tu vas prendre
Oui tu vas prendre

J’ai vu des culs toute la journée
Tant pis c’est toi qui va payer

Oh ! Tu vas prendre

Je vais t’en mettre pour dix ans
Tu l’raconteras à tes enfants

Oh ! Tu vas prendre
Oui, tu vas prendre

J’espère que t’es véhiculée
Parce que tu pourras plus marcher

Oh ! Tu vas prendre

[Couplet 3]
L’amour c’est un peu ça
C’est comme au cinéma
D’ailleurs j’ai pris la caméra

Et ce soir tu vas prendre
Oh! Tu vas prendre

Je sais, t’as bouffé chez ta mère
Mais je t’ai ram’né le dessert

Oh! Tu vas prendre
Oui tu vas prendre

Et si jamais t’as encore faim
J’ai ramené deux, trois copains …

Oh ! Tu vas prendre
Oui tu vas prendre

 

LES FILLES ADORENT : PZK

Être au Top
De leur Forme
Pour Nous Autres
Nous les hommes
Faire du sport
Baiser jusqu’aux aurores …

Ouai, elles adorent des trucs cool, et des trucs moins cool
ouais tu sais…
Les filles sont compliquées…mais bon les mecs aussi
ouais
Sans elles on serait tous gays…sans nous elles le seraient aussi
Mais ouais quoi !

 

J’AI VU TA MÈRE SUR CHATROULETTE : Max Boublil

J’ai vu ta mère sur chatroulette
J’ai vu ta mère sur chatroulette
J’ai vu ta mère sur chatroulette

Je l’ai vu et j’ai tout de suite compris
Que ma vie prenait un tournant
Je dois reconnaître un petit air de famille
Et ce n’est pas si déplaisant
Bientôt, j’irai là où t’as passé 9 mois
Bientôt tu pourras m’appeler papa …

 

AGRESSIVITÉ – INSULTE – PORNOGRAPHIE etc…

Voilà ce qu’ils ont en permanence dans les oreilles, ce ne sont que des chansons me direz-vous oui mais insidieusement, inconsciemment ces paroles, ces idées s’installent dans les esprits et les polluent .
Ne nous étonnons pas alors de certains comportements de nos jeunes !

Même si les rythmes sont entrainants, et que nous aussi nous aimons danser sur ses musiques, soyons vigilants  et attentifs à ce qui “nourris”  nos enfants !!…