13 NOVEMBRE : JOURNÉE DE LA GENTILLESSE

Sommes-nous si méchants pour être obligé d’instaurer une journée de la gentillesse ? Avons-nous à ce point oublié d’être bienveillants ?

A voir tous les sites d’aide, de soutien, de don qui apparaissent sur Internet, on peut se poser la question de ce paradoxe de créer une journée de la gentillesse !

Car l’être humain est fondamentalement bon, il a une capacité à l’empathie, prouvé par d’éminents biologistes et chercheurs.
Très tôt, chez l’enfant, ils ont constaté la présence d’une gentillesse innée.

Il arrive que le regard posé sur la gentillesse soit un regard ironique, moqueur : être gentil c’est être faible, c’est être bête.

Le terme même de : « il est gentil » est souvent pris péjorativement.

Il arrive que certaines personnes soient gentilles pour être aimées, pour se faire accepter ; On voit souvent cela chez des adolescents pas très bien dans leur peau,  qui pour ne pas être rejetés du groupe sont gentils au point d’oublier leur personnalité, de nier ce qu’ils veulent, ce dont ils ont envie.

En grandissant, il est souhaitable  que les « gentils » apprennent à rester gentils tout en s’affirmant. Il faut comprendre qu’on peut dire non, faire une remarque tout en restant gentil, mais ferme dans ce qu’on a décidé être bon pour nous.

Etre gentil c’est aussi se faire plaisir, car c’est une attitude qui rend heureux : elle présuppose un à priori positif envers l’autre, une ouverture d’esprit et du cœur.

Cela demande aussi du courage, car ce n’est parce que je suis gentil, que l’autre en face sera gentil !!…

Il est indiscutable que notre environnement médiatique est habité par des émissions, des articles, des films où l’ironie, la moquerie font plus recette que la gentillesse. C’est souvent drôle, mais le rire n’est il pas jaune parfois… ?

Je cite souvent la sorcière de Kirikou à des enfants qui me disent qu’on a pas été gentils avec eux. : « Souviens toi de la sorcière dans le film de Kirikou, pourquoi est- elle méchante ?, car elle souffre, elle a une épine plantée dans le dos… ! »

LES DIFFÉRENTES ÉTAPES DE LA VIE D’UNE FEMME

En cette période d’examens nos futurs bacheliers font des choix d’études qui peuvent les amener à quitter le nid familial : une étape pour eux bien sur, mais une nouvelle étape aussi dans la vie d’une mère, d’une femme.

Combien d’étapes ainsi avons-nous à « traverser » nous, les femmes ? Qu’est-ce que ces étapes : sont elles agréables, nous font-elles plaisir, grandir ?

L’entrée dans la puberté avec ses transformations physiques et psychologiques.

L’entrée dans l’adolescence avec, pour certaines rappelons nous, des questionnements, des turbulences, un mal-être etc…

La venue d’un premier enfant, ainsi que son entrée dans l’adolescence… Voici plusieurs étapes qui jalonnent la vie d’une femme, mais aussi d’un homme. Ils les traversent, les vivent différemment, ni mieux, ni moins bien.

D’autres étapes touchent plus personnellement et intimement les femmes :

La décision de ne plus avoir d’enfant
Pour certaines cela apparaît comme une évidence, elles se sentent comblées. Pour d’autres c’est un véritable deuil.
Même si ce choix est assumé, choisi, les femmes savent que l’expérience de la maternité avec tous ce que cela entraine dans leur vie aussi bien physiquement que psychologiquement ne sera plus.

Ne plus donner la vie, c’est faire aussi le deuil de sa jeunesse, d’une certaine féminité, etc…

Le départ des enfants 

Même si nous élevons nos enfants avec dans la tête (et pas dans le cœur !) qu’ils partiront un jour, cette étape de vie peut provoquer chez la femme une grande tristesse, voir beaucoup d’angoisse.

Ce sentiment peut entrainer ce qu’on appelle le syndrome du nid vide : une grande tristesse pouvant aller jusqu’à la dépression, envahit la mère de famille qui s’est beaucoup investie durant de longues années dans son rôle de mère.

S’ajoute à cette tristesse, l’angoisse de voir le temps qui passe avec les premiers signes de vieillissements.

Nous ne sommes pas toutes égales durant cette étape de notre vie.

Notre vie de couple, nos relations avec l’extérieur, nos activités professionnelles ou autres, sont des facteurs très importants qui jouent pendant cette période.

Une bonne estime de nous même, une vie épanouie feront que cette étape de vie sera plus facile à traverser.

Bien souvent dans ces périodes là, des femmes qui avaient arrêté de travailler, reprennent une activité, ou prennent d’autres responsabilités. C’est une étape tout aussi primordiale pour une femme qui se voit exister autrement qu’en tant que mère, profitant alors du temps qui lui est donné pour s’épanouir différemment.
Il se peut aussi que les études coûtant chères elles soient obligées de se mettre à travailler.

LA grosse étape est ensuite, la ménopause avec son cortège de changements physiques mais aussi psychologiques, plus ou moins agréables à vivre !

Joie, deuil, libération, tristesse ! A chacune son sentiment ! A chacune sa façon d’aborder cette étape.

Tous ces instants, ces moments de nos vies sont à chaque fois remplies d’interrogations, de réflexions.

Bien sûr, partageons nos sentiments avec les hommes qui nous accompagnent : ces « compagnons de vies », mais ne négligeons pas nos compagnes, celles qui traversent les mêmes étapes : nos amies, nous trouverons auprès d’elles du réconfort, le sentiment de ne pas être si différentes dans ce que nous ressentons ; Ne restons pas seule.

En fonction de notre âge nous pouvons nous retourner et relire ces périodes de nos vies. Il se peut que nous soyons contentes de ne plus être dedans, même si nos regards sont empreints d’une certaine nostalgie.

Regarder celles qui sont à venir, sont pour certaines sources d’inquiétudes, de tristesse, pour d’autres elles sont synonymes de sagesse, de sérénité.

Essayons de trouver dans chacune de ces étapes, ce qui nous a fait grandir et tendons alors nos vies vers les prochaines, nous réjouissant de constater que chacune d’elles nous permet d’en savoir un peu plus sur nous-même et que nous ne sommes pas seule à « avancer »!

POUR PASSER UN BEL ÉTÉ, VOIR UNE BELLE ANNÉE : « HEUREUX CEUX … »

Heureux ceux qui savent rire d’eux-même : ils n’ont pas fini de s’amuser.

Heureux ceux qui savent distinguer une montagne d’une taupinière : il leur sera épargné bien des tracas.

Heureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d’excuses : ils deviendront sages.

Heureux ceux qui savent se taire et écouter : ils en apprendront des choses nouvelles !

Heureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux : ils seront appréciés de leur entourage.

Heureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses : vous irez loin dans la vie.

Heureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace : votre route sera ensoleillée.

Heureux êtes-vous si vous êtes capables de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d’autrui, même si les apparences sont contraires : vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix.

Extrait d’un texte de Joseph Folliet

Bonnes vacances !

HOMOSEXUALITÉ…

HOMOSEXUALITE – PATERNITE -MATERNITE HOMME- FEMME- ENFANT- DROIT A…DROIT DE …- HOMOPARENTALITE – SHEMA PARENTAL- DIFFERENCE- STRUCTURE- FILIATION…

Tous ces mots nous bourdonnent dans les oreilles depuis quelques semaines…

Responsable d’un point écoute depuis 6 ans en lycée, je voudrais vous partager le constat que je fais au sujet des jeunes et de l’homosexualité.

Loin de moi l’idée de faire un exposé sur les raisons, ou causes de l’homosexualité. Je vous livre juste un témoignage …

Il m’arrive régulièrement d’accueillir au point écoute des jeunes homosexuel(les) ou se disant homosexuels(les) ils viennent discuter de leur histoire, comprendre !!

Que cache ce choix d’orientation sexuelle ?

2 cas apparaissent :

– Une étape :

Une attirance troublante qui s’appelle l’homophilie : « Attirance sentimentale ou sexuelle d’un individu pour un individu du même sexe ».

Le jeune vit une grande histoire d’amitié avec un jeune du même sexe que lui : il sont totalement sur la même longueur d’onde, se comprennent à 100%, vivent les mêmes émotions…Ce sentiment amical accompagné de pulsions sexuelles s’éveillant à cet âge, peut se transformer en un sentiment amoureux.

Elle déstabilise le jeune qui se pose la question de l’homosexualité ; Cependant, il y a peu de passage à l’acte, juste des caresses, des baisers.

Puis, prenant confiance en lui, le jeune passe le cap et se tourne alors vers « le diffèrent » !

 – Une orientation :

Le jeune en grande quête d’amour, de tendresse, souffrant de ne pas être entendu, reconnu, par ces parents, son entourage.

Il cherche dans le regard de l’autre la certitude qu’il est « aimable ».

Un jeune d’une grande sensibilité, voir fragile, peu sur de lui, souffrant d’une blessure d’amour.

L’ambiance familiale n’est pas forcément à la violence, aux coups, mais plutôt à l’indifférence, au manque de communication entre enfants, entre parents.

Ces jeunes, souvent mal dans leur corps, leur tête, n’osent se tourner vers  des personnes qui ne leur ressemblent pas. Animés par une faible estime d’eux même, ils sont dans l’incapacité de rentrer dans une relation de séduction avec une personne de sexe opposé.

Ils sont rassurés de se reconnaitre dans leurs semblables.

Animés par cet ENORME besoin d’être regardé, d’être aimé, ils répondent alors à la première personne qui voudra bien juste les toucher, les embrasser, les regarder, leur parler !!…Il y a alors passage à l’acte.

Ils s’installent alors souvent dans la case « homosexuels(les) » sans chercher à savoir pourquoi une telle orientation et correspond-elle réellement à leur aspiration ?

Sont ils pour cela véritablement homosexuels(les) ? :

En discutant, bien souvent la sexualité n’entre même pas en jeu, elle n’est qu’un rayon de plus à la roue mais pas le pivot principal.

C’est en premier lieu de la tendresse et une écoute qu’ils recherchent.

Quel message derrière ce témoignage ? Ou plutôt quelles questions ?

– Comment se construit réellement l’orientation sexuelle ? Combien naissent homosexuels(les) ? (En 6 ans de Point écoute j’ai discuté avec un jeune intrinsèquement homosexuel)

– Combien y a t-il de personnes homosexuelles en France ? :

Cela va de 4 à 10% selon les instituts de sondages !

– Qu’elle est l’histoire personnelle de ces personnes ?

Je terminerai simplement en rappelant ce que me disait un jeune homosexuel :

« Je voudrais qu’on accueille ma différence ! »

« Bien sur et avec plaisir, puisque cette différence est richesse !

Mais existes-tu  grâce à ou à cause ( !) de cette différence ? » 

Voilà la question qui sous les revendications diverses et variées se pose aussi.

Qu’est ce que cela nous dis de la société dans laquelle nous vivons ?

LES TALENTS

Après une licence en sciences humaines (philosophie/psychologie) et une formation de coaching, Anna Sutter-Krön s’est spécialisée en orientation professionnelle en complément de son métier de coach.
Elle reçoit aujourd’hui des personnes cherchant à faire émerger leurs talents, à trouver leur « axe » professionnel afin de faire émerger les multiples richesses qui  les habitent !

SOYONS HEUREUX, NOUS AVONS TOUS DES TALENTS !

Les talents, ce sont des aptitudes particulières naturelles, que nous avons et qui se manifestent à travers ce que nous faisons. Nous pouvons appeler cela notre personnalité professionnelle.
La bonne nouvelle est que nous en possédons tous !

Seulement voilà, certains d’entre nous n’ont pas encore découvert leurs talents ou les ont tellement enfouis qu’ils ne les voient plus.

Dans le monde du travail, associatif ou non, nous avons peut-être expérimenté, que si nous étions au bon endroit, en phase avec nos talents, nous pouvions être heureux et porter du fruit.

Or, n’aspirons nous pas tous au bonheur et à plus de bien-être au travail ?

Il est vrai qu’on nous parle plus souvent de compétences.

On nous propose des bilans de compétences ; ce qui du reste est intéressant lorsqu’on veut changer de métier ou de fonction. Cependant, il faut rester vigilant, car on peut avoir acquis une multitude de compétences sans pour autant se sentir à notre place dans l’exercice d’un métier…

Découvrir sa personnalité professionnelle est une invitation à mieux se connaître.

A découvrir ce qui fait notre singularité. (A ce propos, les parents ont un rôle très important dans la mise en lumière de la singularité de leurs enfants.)

Nous allons pouvoir découvrir comment nous pourrons exercer une tache, une fonction, un métier, avec ce qui nous est propre.

En effet, il y a de multiples façons d’exercer la médecine, d’être jardinier ou bien de manager une équipe.

Connaître nos talents peut aussi nous aider à développer certaines compétences.

Pour finir, je dirai qu’à travers notre personnalité professionnelle, nous allons réussir à distinguer plus sereinement ce qui est possible d’être amélioré et ce qui est bon d’accepter ; non comme une fatalité, mais au contraire comme une richesse personnelle qui va nous permettre d’accomplir notre vocation professionnelle. »

Anna Sutter-Krön – Conseil en orientation Professionnelle et coach – Strasbourg – 06 15 69 00 67

annasutterkron@reseau-vocare.com – www.reseau-vocare.com

Connaissons nous vraiment nos talents ? Listons les !…

TOUS À POILS !

tous à poilsLoin de moi l’idée de relancer la polémique… Juste de questionner !
C’est en rentrant d’un weekend en Allemagne que j’entends sur les ondes, les remous que provoquent la trouvaille de ce petit livre : « Tous à poils ».

On y trouve paraît-il des personnages se déshabillant : la maitresse, la grand-mère, le gendarme etc.…

Enfant, cela m’aurait bien amusé de lire ce petit livre !…

Cette information m’interpelle, moi qui vient de vivre une expérience ou justement tout le monde était : A poil !!… En effet les allemands sont de grands consommateurs de sauna. Ils s’y détendent, se relaxent, éliminent les toxines etc.… et ils font cela nus !

Aucune gêne, aucun problème entre eux, lorsqu’il s’agit de rentrer dans le sauna mixte ! tout le monde se dévêtit …

Les seuls vêtus d’un maillot dans un sauna, sont les français. Ils ne le restent d’ailleurs pas longtemps, car on leur signifie rapidement qu’il faut qu’ils laissent tomber « leurs protections » !

Même chose dans les piscines allemandes. Les seules enfermées à  double tour dans tous à poils 2leur cabine, sont les françaises. Les femmes allemandes, n’ont aucun problème pour se sécher, se crémer, se remaquiller et se recoiffer, nues !

L’œil de la Française qui traine à se moment là, s’étonne et regarde même parfois avec envie ces femmes qui ont un rapport à leur corps qui semble décomplexé.
Ces corps qui sont loin d’être des corps de magasine, semblent acceptés, on ne les cache pas, on ne SE cache pas.

Il n’est pas question d’impudeur ici, car ces femmes ne s’exhibent pas, elles sont tout simplement très naturelles.

Est ce le résultat de ce mouvement : le Freikörperkultur (FKK, culture du corps libre) diffusé dans les pays germaniques en 1918 ?

Alors quel rapport entretenons-nous, avec notre propre corps ?

Quel regard posons-nous sur nos rondeurs, nos ventres un peu ronds, nos peaux un peu détendues !!!

Serait-ce que nous Français nous sexualisons la nudité, alors que pour nos amis Allemand, celle-ci est juste naturelle : nous naissons nus !

tous à poils 3Finalement, qu’est ce que ce petit livre peut enseigner si nous le lisons avec nos enfants, quels messages faire passer :

– la différence des corps existent : homme, femme.

– Leurs formes aussi : mince, fort.

– On peut aborder le respect que nous devons à ce corps

– expliquer qu’il nous appartient que personne n’a le droit d’y toucher sauf avec l’autorisation de maman ou de papa.

Il y a 1000 sujets à aborder…

Mais alors pourquoi tant de remous par rapport à ce livre ?

Est-ce parce que nous portons inconsciemment sur la nudité un regard nous renvoyant essentiellement à la sexualité, ce qui nous gênerait, nous mettrait mal à l’aise ?

Est-ce parce que nous estimons être, à juste titre, les 1er éducateurs de nos enfants et que nous aimerions apporter NOS propres commentaires sur un sujet qui touche différemment les valeurs des uns et des autres ?

C’est en effet peut être cela qui est sujet à polémiques et problématique : l’angle sous lequel ce petit livre est abordé.
             C’est là que doit se situer notre vigilance  …

LE BONHEUR

méditerMéditer, jour après jour

25 leçons pour vivre en pleine conscience – Christophe André.

Voici un livre qui nous veut du bien, alors profitons en !

Je vous délivre une des leçons que nous propose Christophe André, qui exerce 

comme médecin psychiatre dans le service hospitalo-universitaire de l’hôpital Sainte-
Anne (Paris) où il dirige une unité spécialisée dans le traitement des troubles anxieux

Il pratique la méditation depuis des années et l’utilise pour soigner, pour aider ses

patients à se libérer de la souffrance et à savourer leur existence.christophe andré

Alors en cette période de printemps, qui nous laisse espérer le retour de la chaleur,

du soleil, des vacances et qui passe toujours trop vite ! Plongeons nous dans son

livre et arrêtons -nous sur la leçon 20 :

« Voir émerger, doucement le bonheur »

« A propos du bonheur, la pleine conscience nous apprend simplement ceci :

Comme le bonheur est indissociable du malheur, comme la vie ne manquera pas de

nous confronter au tragique et au désarroi, autant ne pas rêver d’un bonheur parfait

Mais apprendre à le savourer par petits bouts : lui laisser une place malgré les

tracas et les soucis, au milieu d’eux et non une fois qu’ils seront enfuis ou que les

problèmes seront réglés (sentir un beau jour que tous nos problèmes sont réglés, ça

n’existe pas surtout si nous sommes des inquiets et des mélancoliques).

Préserver nos petits bonheur, même dans l’adversité. Surtout dans l’adversité : c’est

là qu’ils sont les plus touchants, les plus magnifiques, les plus indispensables ».

Cela vous a plus ? Il y a comme cela 24 leçons qui nous aident à vivre « en pleine

conscience » ce que nous sommes appelés à vivre.

A nous de piocher dans les textes, les proverbes, les leçons de ce livre ce qui nous

Je vous en donnerai d’autres ! …

SI…

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Des espadrilles, coulent encore du sable, des poches du short, sortent des tickets de visites, le paréo sent l’huile solaire, des chaussettes de marche sont retrouvées dans le fond du sac à dos …
En rangeant les valises, on se remémore ses vacances. On les avait bien préparées et elles se sont bien passées, juste quelques petits regrets viennent griser l’arrière plan de ces souvenirs …

 Si j’avais su que cela passerait si vite :

« Je serais restée plus longtemps à admirer ce coucher de soleil »,

« J’aurais pris plus de temps à discuter avec ce vieil oncle »,

                        « J’aurais passé moins de temps dans la cuisine et plus de temps avec mes enfants »,

            « J’aurais acceptée cette balade avec les cousins »,

« J’aurais du plus souvent me recoucher »,

                                   « J’aurais du me lever plus tôt plus souvent »,

            « J’aurais du me re-baigner”,

                                                          « J’aurais du profiter des moments de fête à fond »,

« J’aurais du prendre plus de temps avec la personne que j’aime » …what if

Si !…

Et oui, la vie nous emporte même pendant les vacances !

Même pendant les vacances, nous ne prenons pas le temps de profiter de ce qui nous arrive, de ce qui nous entoure.
Arrêtons de rêver, notre tempérament ne peut changer parce que nous sommes en vacances !

Nous pouvons bien sur faire des efforts : nous sommes moins pressés, plus reposés (normalement !) mais fondamentalement, nous ne nous sommes pas transformés parce que nous sommes en vacances !

Alors oui, c’est sur, Si on avait su… On aurait pu … mais comme on dit : « avec des Si, on referait le monde ! »

Constatons ce qui aurait pu être amélioré et acceptons que parfois notre « spontanéité » four-seasons-23188099ne nous ait pas fait faire les bons choix !

Les regrets ne font pas avancer, ne nous lamentons pas !

Tâchons juste de « corriger » des comportements qui ne nous rendent pas heureux !

Mais n’attendons pas les vacances ! Cela commence aujourd’hui, car le      présent se goûte aussi bien en été qu’en plein cœur de l’hiver !

ADOLESCENCE – AUTORITÉ

Mais qu’est ce qui a changé ?
Posons nous la question : Autrefois, l’adolescence se passait-elle différemment ?

Non !… Même questionnements, même mal être, même excitation, même enthousiasme, même envie de franchir les limites …

Conseil conjugal Claire Deprey Strasbourg Thérapie de couple , problème de communication Dispute  conflit Ma femme m’a trompé Mon mari m’a trompé Divorce, séparation Aide pour couple Conseil pour couple

D’après François Dubet (professeur de sociologie):

« Ce sont nos institutions  qui ont changé : l’école, l’Eglise, la famille, la vie sociale. »
C’est la façon dont nous nous occupons d’eux, le rapport que nous avons avec l’autorité vis à vis de ces adolescents qui a changé.

Autrefois dans ces institutions telles que l’école, l’Eglise, la société, la famille, l’autorité s’inscrivait au nom d’une valeur sacrée. Le professeur, le prêtre, le policier, le père, incarnait l’autorité.
Celle-ci était fondée sur la valeur de la représentation de la personne, son statut à lui seul faisait office d’autorité. Aujourd’hui, l’autorité est basée sur des valeurs personnelles.

On assiste, par exemple, dans certains lycées, à une perte d’autorité des professeurs sur l’élève.

En analyse de pratique, je constate régulièrement combien le professeur ne se sent plus légitime pour exercer cette autorité !

La fonction n’ayant plus valeur : on trouve tout sur internet !

C’est alors la personne qui est évaluée par l’élève, voir de plus en plus souvent par le parent.

Dans les familles tout est devenu négociable, la norme est devenue négociable, ce qui insécurise énormément nos adolescents.

Le débat d’idée en famille s’est installé, l’écoute, la prise en compte des émotions, l’empathie vis à vis de nos enfants, leur ont donné la place qu’ils méritent amplement !

Cependant, n’a t-on pas oublié que le parent est bien là pour donner le chemin, pour cadrer une vitalité qui manque un peu d’expérience !

N’a t-on pas oublié que faire preuve d’autorité c’est faire grandir !

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Parfois, Il ne serait pas inutile, de rétablir la phrase :« parce que c’est comme ça »,sous entendu : « fais moi confiance : je sais »

Dans les Eglises, on ne peut nier l’attrait des communautés traditionnelles auprès des jeunes. Communautés qui s’organisent autour d’une vie où la règle a toute sa place, où l’obéissance n’est en rien signe de soumission.

Le nombre de jeunes moines ou moniales engagés extrêmement jeunes posent question à une église, qui pendant de longues années, a eu un discours peut être trop flou, pas assez clair, pour ces jeunes en quête de repères, en quête d’une autorité structurante.

(Que dire aussi à cette jeune catholique venue au point écoute, m’annoncer son désir de se convertir à l’islam : « les femmes y sont plus respectées ») ?

Quel discours tenir face aux lycéens dont un des jeux favoris et de dealer au nez et à la barbe de la police … « on s’en fout, on est mineurs ! ».

Que dire à ces jeunes à qui on parle d’engagement civique en allant voter, qui nous répondent « tous pourris ! »

Interrogeons nous :

– Qu’est ce qui fait que, comme le dit Philippe Mérieux : «  Les enfants et les jeunes s’assujettissent volontairement à des formes d’autorité bien plus dures que celles qu’ils récusent par ailleurs. La modernité ne se caractérise pas par une crise de l’autorité mais par une montée extraordinaire des phénomènes d’emprise »

– Comment adapter nos institutions à cette nouvelle donne qui est que ce n’est plus la fonction qui fait autorité ?

– Comment restaurer dans nos institutions une autorité qui soit désireuse de tirer vers le haut, qui fasse confiance au potentiel, au désir de beau, de bon de chacun de ces jeunes.

Une autorité respectueuse de ce en quoi ils croient, ayant le souci d’accompagner leur rêve, de les aider à poser des choix, d’apprendre à renoncer et à la contester 

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Oui le monde change, il « s’uberise » (économie collaborative). Nous prenons conscience que nous avons peut être un rôle plus actif, plus coopératif, à proposer au sein de ces institutions. Une nouvelle forme d’autorité est à mettre en place :” Une autorité dont la conception ne serait plus théocratique ou mimétique, mais démocratique” (P. Mérieux).

ADOLESCENCE : “COURAGE, ÇA VA PASSER !!…”

sans-titre1Quelle est celle d’entre nous, qui n’a pas rêvé d’étrangler son enfant adolescent ??
Bon, “étrangler” cela va peut être un peu loin … Et pourtant !

Vous avez assisté à tous les ateliers d’aide à la parentalité, à toutes les conférences sur les problématiques adolescentes, vous avez lu tous les livres et articles sur l’éducation positive, bienveillante, non violente, effervescente et rafraîchissante …

Et pourtant, vous vivez un véritable sentiment d’ingratitude, vous vous sentez terriblement seule, voir terriblement coupable de ne pas être arrivée à vivre des relations épanouissantes, sereines et empruntes de joie et de bonne humeur avec votre adolescent (quand il n’y en a pas 2 en même temps !!).

Quelle ingratitude ressentons nous, lorsque nous venons déposer un doux baiser sur son front et qu’il nous repousse d’un air dégouté !

Quelle ingratitude ressentons nous lorsque nous décidons de prendre notre petit déjeuner avec lui à 7h et qu’il nous accueille en disant : « j’aime pas parler le matin » !

Quelle ingratitude ressentons nous lorsque nous jurant de ne pas nous énerver sur son regard de totale incompréhension devant son cours de math, nous finissons hystérique, le menaçant de pensionnat et de : « tu ne rentreras même pas les weekends ! » !

Quelle ingratitude ressentons nous lorsque prenant notre voix la plus douce, nous lui demandons de tenir son couteau convenablement et qu’il sort de table en hurlant qu’il est décidément de trop dans cette famille !

Etc,etc…                               Claire Deprey Conseil conjugal et familial Strasbourg parents fatigués parents d'ados

C’est épuisant … et on nous dit de tenir bon ! Mais jusqu’à quand ? Et pourquoi ?

Et bien jusqu’à…. : Un jour ! Tout à coup ! Sa bonne humeur, sa gentillesse, le bon fond qui l’habite (vous l’avez toujours su !) tiennent pendant 2 jours, 8 jours 1 mois etc…

Jusqu’au jour où il accepte les quelques remarques que vous osez lui faire avec le sourire …

Claire Deprey Conseil Conjugal et familial- Strasbourg - Ado heureux -Ados epanouis - famille heureuseJusqu’au jour en fait, où votre enfant a franchi le pont. Le pont entre enfance et adolescence. Ce pont ou plutôt cette passerelle instable.

Il a rompu le lien qui le retenait à vous, parent.

Durant sa période adolescente, sentant cette dépendance à votre égard, cela le remplit de colère.

Ayant du mal à vivre avec ce sentiment de dépendance dont il veut se débarrasser, il vous le fait payer !

Sa façon de se démarquer de votre emprunte, de votre autorité de votre gentillesse se traduit par deux mots qui veulent tout dire et que vous détestez : « c’est bon » !

Au moment ou la tempête se calme, le « c’est bon », se traduit en « tu crois ? » en « ah oui ? » en ouverture …

Alors oui tenons bon, ne lâchons « presque » rien, tenons le cap !

Parce qu’en effet c’est un passage, un passage utile, nécessaire au détachement.

Un détachement qui n’a rien d’un abandon, mais qui est permet au jeune de trouver le juste équilibre entre autonomie et dépendance.Claire Deprey - Conseil Conjugal et Familial - Strasbourg - Mère en colère, maman dépassée, parents debordés, violence en famille

Cependant, n’hésitons pas à dire notre tristesse, notre colère de temps en temps ! Nous sommes des êtres humains, sensibles et touchés lorsque nous sommes blessées par les réactions de ces enfants ! Ne nous retenons pas de le dire, écoutons notre cœur et ne jouons pas les saintes quand parfois cela va trop loin.
Nous n’avons pas tout à accepter sous couvert d’un malaise adolescent !

Et même, si nous nous sommes dit que nous les passerions volontiers par la fenêtre, nous savons que ce sentiment de colère qui nous envahit est bien rapidement éteint, voir transformé, dés que cet enfant vient nous embrasser tout à coup, a une bouffée de tendresse, une parole de reconnaissance mais ….Attention au retour de bâton !sans-titre5